Non à l'interdiction de l'affichage libre

Affiches
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Affiches

La Coalition pour la libre expression (COLLE) dénonce l'interdiction de l'affichage libre par la Ville de Montréal. Elle interpelle le maire Gérald Tremblay et réclame une amnistie mettant fin aux contraventions données pour cette forme d'affichage qui investit souvent les terrains ou édifices vacants.

Producteurs, salles de spectacles, festivals et artistes issus de la scène culturelle indépendante s'unissent à des groupes de citoyens au sein de COLLE pour décrier la récente rafale de contraventions données au nom du Règlement sur la propreté et sur la protection du domaine public et du mobilier urbain. Au total, depuis deux ans, c'est 215 000 $ d'amendes qui ont été refilées à des organismes et individus membres de la Coalition.

«Cette réglementation est en contradiction avec la décision de la Cour suprême du Canada [Ramsden c. Peterborough] qui confirme que l'affichage est une forme légitime d'expression, et exige sa protection en vertu de [...] la Charte canadienne des droits et libertés», estime COLLE dans un communiqué diffusé hier.

À la fois fragile et vitale, la scène artistique indépendante produit plus de 6000 événements culturels chaque année à Montréal. Elle génère des revenus de près de 15 millions de dollars, selon les estimations de COLLE.

«La diffusion des 300 000 affiches produites annuellement est encore le premier moyen de communication dont dispose cette communauté pour survivre et se développer», fait valoir la Coalition.