Mutek met le nez dehors

Le festival de musiques électroniques Mutek accentue sa présence extérieure pour sa 11e mouture, riche en découvertes et en retrouvailles, qui se déroule du 2 au 6 juin. L'événement investit pour la première fois la place des Festivals avec un grand spectacle exclusif de Señor Coconut et son orchestre, le samedi 5 juin.

«Senor Coconut est un cas particulier dans le monde de la musique électronique, affirmait hier Alain Mongeau, directeur artistique du festival, lors du dévoilement de la programmation. Il fait partie de l'inconscient collectif. [...] Il a créé à lui seul un style, l'électrolatino.»

Ses réinterprétations électrolatino de Kraftwerk, pionniers de l'électro allemande, du Yellow Magic Orchestra et de différents canons de la pop internationale (Prince, Eurythmics, etc.) ont pénétré les esprits depuis 30 ans. Sa performance assurément haute en couleur et en déhanchements sera précédée de celle du groupe Le Golden, nouvelle incarnation de Jedi Electro formée notamment de Jean-Phi Goncalves (Beast) et d'Alex McMahon (Plaster).

Le volet extérieur de Mutek se prolonge aux Piknics électroniks, mais prendra aussi la forme de deux installations-projections dans le Quartier des spectacles, l'une signée Philipp Geist, Time Drifts, et l'autre, Bloc Jam, créée par un tandem québécois, Mélissa Mongiat et Mouna Andraos.

Les retrouvailles se vivront entre autres avec les Américains Matmos, anciens collaborateurs de Bjork, de retour à Mutek après dix ans avec une musique entièrement créée à partir de pulsations électriques. Le Québécois Guillaume Coutu-Dumont, lancé par Mutek, revient avec un nouveau projet, The Side Effects, dans le cadre de la Nuit blanche.

La découverte passera par la techno du Berlinois Shed, le dubstep du Britannique Ikonika, le jeune prodige chilien Nicolas Jaar ou des artistes courtisés depuis longtemps par Mutek, tels Pépé Bradock (France) et Theo Parrish (États-Unis).

En tout, 80 concerts, performances et événements feront vibrer Montréal.