Accusations de Charlotte Lewis contre Polanski: Me Kiejman contre-attaque

Paris — L'un des avocats de Roman Polanski, Me Georges Kiejman, a estimé hier que les accusations de l'actrice britannique Charlotte Lewis à l'encontre du réalisateur étaient un «chantage», affirmant qu'elle aurait raconté en 1999 au tabloïd britannique News of the World que «c'est elle qui a séduit à 17 ans Roman Polanski».

«J'ai toujours perçu un chantage derrière la déposition de Mme Charlotte Lewis contre Roman Polanski. On en a la confirmation, parce qu'elle-même avait oublié le long entretien qu'elle avait accordé à [...] News of the World», a-t-il fait valoir.

Selon l'avocat, Charlotte Lewis y «décrit en quelque sorte sa carrière de call-girl, commencée à l'âge de 14 ans, où elle précise au passage que c'est elle qui a séduit à 17 ans Roman Polanski», mais «bien inutilement puisqu'il lui avait déjà offert le rôle qu'elle a interprété dans Pirates».

Lors d'une conférence de presse vendredi dernier à Los Angeles, l'actrice britannique avait affirmé que le réalisateur franco-polonais l'avait agressée sexuellement lorsqu'elle avait 16 ans, alors qu'elle travaillait sur son film Pirates, en 1982, à Paris.

«Ce qui me paraît important dans la révélation de [...] Charlotte Lewis, c'est de savoir dans quelle mesure elle a été recherchée par le procureur général de Los Angeles», a souligné Me Kiejman, «parce que si c'est le cas, si celui-ci a cru trouver un témoin nouveau contre

Roman Polanski, au moment où les affaires de celui-ci sont en train de s'arranger, eh bien, il s'est déconsidéré».

Me Kiejman a précisé que le réalisateur était «affecté» par son assignation à résidence dans son chalet en Suisse, mais qu'il «tient le coup» et «va bien».