De Rammstein à Gilles Vigneault au Festival d'été de Québec

Disons-le: le départ inattendu de Jean Beauchesne en septembre avait causé tout un choc. Le grand manitou du Festival était à la barre de la programmation depuis si longtemps qu'on peinait à imaginer l'événement sans lui.

Or, après avoir travaillé dans son ombre pendant 17 ans, Mme Goulet a su faire face à ses responsabilités puisque jamais le Festival n'a proposé un alignement aussi solide de vedettes sur les Plaines avec Iron Maiden, Arcade Fire, Santana, un concert exclusif de Gilles Vigneault, Rush, les Black Eyed Peas, Billy Talent et le groupe de métal allemand Rammstein, probablement sa plus grosse prise.

Cette année encore, on voit le contenu francophone se marginaliser. Tout de même, les Plaines recevront en ouverture le spectacle télévisé Les Chansons d'abord qui réunira des vedettes du Québec et de la France comme on l'avait fait à l'été du 400e avec Paris-Québec. Puis le 14 juillet, Gilles Vigneault rappellera que c'est à Québec que sa carrière a démarré il y a 50 ans en revisitant des chansons inspirées par la ville, comme En descendant la rue Saint-Jean.

Dans le répertoire francophone, on se réjouit de la présence de Damien Robitaille et de Sanseverino. Peut-être nous en donnera-t-on plus puisque quelques cases restent à remplir, dont celle du samedi 10 juillet sur les Plaines. Une conférence de presse doit compléter le portrait le 7 juin.

En musiques du monde, on sera bien servi avec le concert Éthiopiques et le retour de Mahmoud Ahmed, le spectacle de Sam Shalabi, l'électro swing de Caravan Palace ou encore l'afro-soul assez jouissif de Budos Band.

À ne pas manquer non plus, dans le créneau folk, l'Américain Andrew Bird et le rock de The Heavy (Grande-Bretagne), tous deux à l'Impérial. La soirée intimiste dédiée à William Fitzsimmons (folk américain) et Geoffrey Gurrumu Yunupingu (une voix magnifique en provenance d'Australie) devrait valoir le détour. D'aucuns se réjouiront aussi du retour de Trevor Hall, de Konono no 1, de la RDC, et de The Cat Empire qui avait fait un tabac à l'Impérial il y a quatre ans. En arts de la rue, la troupe espagnole Xarxa Teatre, qui avait enflammé les rues du Vieux-Québec en 2005, sera aussi de retour les 16 et 17 juillet dans un endroit à déterminer.

Enfin, le Festival, dont le budget s'élève cette année à 17 millions de dollars, semble être en bonne posture financièrement. Contrairement à ce que la direction craignait, le déplacement des FrancoFolies n'aura finalement pas eu d'impact notable sur les commanditaires, a reconnu hier Daniel Gélinas.
1 commentaire
  • Jean-Pierre Sabourin - Inscrit 3 mai 2010 12 h 02

    FEQ

    Le Festival d'été de Québec devient de plus en plus anglophone. C'est probablement lié à l'entente entre les 2 grands festival. Montréal en français et Québec en anglais. Bizarre pour une ville qui se dit avoir un visage francophone. C'est le début de l'assimilation désirée par plusieurs citoyens de notre ville!