Ouagadougou célèbre les femmes africaines «de l'image»

Ouagadougou — Trente-sept films réalisés par des cinéastes femmes d'Afrique et de la diaspora sont à l'affiche aux premières «Journées cinématographiques de la femme africaine de l'image», qui se tient jusqu'au 7 mars au Burkina Faso.

Cette manifestation est organisée par le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), plus grand festival cinématographique en Afrique.

Les Inséparables de la réalisatrice béninoise Christiane Chabi Kao a été projeté mercredi en ouverture de ces Journées, qui comprendront des débats autour des difficultés que vivent les femmes africaines de l'image.

Les réflexions portent notamment sur deux thèmes: «Image et identité féminine en Afrique» et amélioration de la condition de la femme.

Plusieurs réalisatrices, comédiennes, maquilleuses, preneuses de son ont assisté à la séance d'ouverture, parmi lesquelles plusieurs réalisatrices: l'Ivoirienne Akissi Delta (Ma famille), l'Algérienne Fatma Zohra Zamoun (Z'har), la Béninoise Christiane Chabi Kao (Les Inséparables), les Camerounaises Francine Kémégéni (Dans l'ombre d'une autre),

Lewat Osvalde (Une affaire nègre) ou encore la Tunisienne Nadia Toulier (La Traversée) et les Burkinabè Mimi Diallo Glez (Supers flics, Femmes en peine) et Valérie Kaboré (Ina).

«Vingt ans après la création de la Fédération africaine des femmes cinéastes, nous venons de franchir un autre grand pas avec ces Journées consacrées exclusivement aux oeuvres [cinématographiques] des femmes africaines», s'est félicitée la comédienne, productrice et réalisatrice ivoirienne Akissi Delta.

«Plus qu'un honneur aux femmes, ces Journées cinématographiques, montrent que le FESPACO prend à bras-le-corps l'avenir de la femme dans la construction du cinéma africain», a affirmé la réalisatrice burkinabè Appoline Traoré, auteure de Mouna et Rama.

Les 37 films, longs métrages et courts métrages de fiction, documentaires et séries réalisés par des femmes de 11 pays présents, seront projetés dans quatre salles à Ouagadougou et dans deux salles à Koudougou.