Bilan du Festival Montréal en lumière - Bien ancré dans le paysage hivernal

La culture festivalière hivernale est bien implantée à Montréal. C'est la conclusion que tirent les organisateurs du 11e Festival Montréal en lumière (FML) qui s'est terminé dimanche avec un achalandage record pour ses trois volets de programmation — fête de la lumière, arts de la scène, arts de la table.

«C'était tout un festival. On a vu à quel point il est rentré dans les moeurs des Montréalais», a déclaré le président fondateur du FML, Alain Simard. Autre preuve de maturité, l'événement a épongé le déficit de 600 000 $ (sur un budget de 8 millions) qu'il traînait depuis trois ans.

Avec des artistes aussi variés que Misia, Calexico et Arturo Sandoval, la série nouvelle de concerts Caliente a fait bondir à plus de 100 le nombre de représentations durant l'événement.

«La réponse du public a été suffisamment bonne pour que l'on continue avec cette série l'an prochain», a indiqué Laurent Saulnier, vice-président à la programmation.

La Nuit blanche ne cesse de prendre du galon. Quelque 325 000 noctambules ont profité des 181 activités réparties dans 121 lieux. Il y a notamment eu 17 000 visiteurs au Musée d'art contemporain, 9000 dans l'édifice Belgo et 12 000 au Bal masqué du Metropolis.

L'engouement pour la fête hivernale s'est aussi confirmé dans le Vieux-Port, avec «les files d'attente continuelles» pour accéder au nouveau Labyrinthe de sapins et à la grande roue. Les deux sites du festival (centre-ville et Vieux-Port) ont d'ailleurs enregistré une augmentation des ventes de 60 %.

Très couru, le volet gastronomique a atteint son apogée avec la Soirée découverte des chefs et fromages d'ici, où les convives ont dégusté les 16 plats à base de fromage, concoctés par quatre toques montréalaises. C'est la sous-chef du restaurant DNA, Sophie Ouellet, qui a remporté la bourse de 5000 $.

Jolie manière d'annoncer les couleurs du prochain festival, qui mettra à l'honneur l'art culinaire au féminin, du 17 au 27 février 2011.