Tous les arts au programme du 28e FIFA

Deux cent trente documentaires sur l'art, que ce soit sur l'art visuel, la musique, la photographie, le cinéma, la littérature, la peinture, la mode et même l'art horticole, c'est ce que le Festival international des films sur l'art (FIFA) propose à nouveau cette année, du 18 au 28 mars, à l'occasion de son 28e anniversaire. Vingt-huit ans, c'est déjà une longue vie pour un tel événement qui ne connaît pas de pareil dans le monde, du moins à cette échelle.

«D'autres festivals semblables peuvent présenter une vingtaine de films», dit René Rozon, fondateur de l'événement et qui en tient toujours la barre, en tant que directeur, cette année.

En ouverture du FIFA, on pourra voir le film d'Anne-Marie Tougas, Vivre avec l'art, un art de vivre, où l'on entre dans l'intimité du collectionneur Bernard Landriault. Suivent entre autres Offre-moi ton corps, de Bernar Hébert et de Renée-Claude Riendeau sur la démarche de photographes «qui utilisent le corps humain pour exprimer certaines préoccupations humaines et sociales». Du Québec aussi, on pourra voir Quarantaine, «une plongée au coeur de l'identité masculine» portant plus particulièrement sur les hommes dans la quarantaine, signé Marlene Millar et Philippe Szoper.

En première mondiale au Festival sera projeté un film sur Juliette Gréco, Je suis comme je suis, et l'icône du Saint-Germain-des-Prés des années 1950 sera en personne à Montréal pour le présenter. Le Festival se clôturera enfin sur Views of Vermeer - 12 Short Stories, un collectif portant sur l'oeuvre du peintre hollandais Vermeer. Côté jazz, on présentera un film sur Boris Vian: Boris Vian, la vie jazz, le documentaire Cool, qui porte sur la musique américaine des années 1940 et 50, et aussi Harlem et Montmartre, une histoire du jazz à Paris. Côté littérature, il semble qu'il ne faut pas manquer le film sur l'auteur de romans d'espionnage John Le Carré: King of Spies, de Werber Köhne et André Schäfer. C'est évidemment sans parler des très nombreux autres qui figurent au programme de l'événement.

Une nouvelle salle présentera par ailleurs des films du FIFA à Montréal. Il s'agit de la salle J. A. De Sève, de l'Université Concordia. L'organisation espère ainsi attirer un nouveau public qui ne lui est pas encore acquis, plus allophone, plus anglophone, et plus jeune.

En effet, selon René Rozon, les anglophones ne sont pas les plus nombreux à fréquenter le FIFA année après année, bien que la majorité des films qui y sont présentés le soient en anglais.