Reconversion de l'édifice Wilder - Un projet avantageux mais irrecevable

Le Partenariat du Quartier des spectacles (PQdS) est déçu de voir le projet défendu par Culture Montréal (CM) pour développer l'édifice Wilder être rejeté par la Société immobilière du Québec (SIQ), propriétaire de l'immeuble. Le cabinet du ministère des Services gouvernementaux, responsable de la SIQ, explique les raisons du rejet.

Selon Charles Lapointe, président du PQdS, la proposition de CM offrait beaucoup d'avantages et embrassait la vision du PQdS de «vivre, créer et se divertir».

«Nous sommes un peu déçus, dit-il, parce que si l'élément "divertissement" est bien assuré au centre-ville, il y a urgence d'agir pour réaliser les volets "vivre" et "créer" au centre-ville.» Ce que le Wilder allait permettre, selon lui, en favorisant l'implantation des entreprises culturelles et celle des artistes, grâce à des espaces abordables.

Le PQdS appréciait particulièrement l'aménagement du mur de projections donnant sur la place des Festivals. Et «c'est prêt à démarrer», note-t-il, inquiet des retards qu'un futur projet de la SIQ entraînera sûrement.

Au cabinet du ministère des Services gouvernementaux, on précise qu'accepter le projet «aurait équivalu à céder sans appel d'offres un bien public à l'entreprise privée et au profit de celle-ci», affirme Marie-Ève Doyon, porte-parole du cabinet.

Pour céder un édifice, il faut que «la gestion de l'immeuble et le leadership du projet entier soient assurés par un organisme à but non lucratif, explique-t-elle. Et l'implication du privé, telle que présentée, indiquait que les bénéfices tirés du projet n'iraient pas majoritairement à la culture.»