Départ de Jean-Guy Chaput de la SODEC

Le mandat de Jean-Guy Chaput, président de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), ne sera pas renouvelé le 2 octobre prochain. Après cinq ans à la tête de la société d'État, Jean-Guy Chaput ne pleure pas sur son sort et espère se replacer dans le milieu culturel. En attendant, il sera au Festival de Cannes la semaine prochaine au pavillon de la SODEC, et heureux d'y être.

On se souvient que le vérificateur général avait enquêté au début de l'année sur les allocations de dépenses de la SODEC, particulièrement lors des déplacements en Europe. Son rapport sera rendu public en mai. La rumeur courait que les relations entre Jean-Guy Chaput, reconnu pour son style coloré ainsi que son franc-parler, et la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, n'étaient pas au beau fixe. «J'ai eu des contacts cordiaux, mais rien de privilégié avec la ministre», assure-t-il. Le vérificateur aurait-il trouvé à redire sur les notes de frais du président? Le rapport répondra à cette question. Mais Jean-Guy Chaput pense qu'ils n'ont rien de majeur à lui reprocher. «Sinon, on en aurait entendu parler avant.»

Il se dit satisfait en général de son mandat: «Juste la présence de notre cinéma à l'international a augmenté considérablement. À Namur, à Berlin, à Venise, à San Francisco, cette fois à Cannes. Cinéma du Québec à Paris, le rendez-vous annuel des films québécois, a pris une ampleur énorme. Et la décision personnelle dont je suis le plus fier: avoir financé Polytechnique de Denis Villeneuve, malgré un contexte difficile et des avis opposés.»

Ses prédécesseurs, Pierre Lampron et Pierre Lafleur, avaient également rempli un mandat de cinq ans.

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