Un oeuf et une femme pour les 25 ans du Cirque du Soleil

Pour sa 25e production et ses 25 ans d’existence, le Cirque du Soleil revient au spectacle à thème en présentant Ovo, qui plonge les spectateurs dans le monde des insectes, avec un plaidoyer en faveur de l’environnement.
Photo: Jacques Nadeau Pour sa 25e production et ses 25 ans d’existence, le Cirque du Soleil revient au spectacle à thème en présentant Ovo, qui plonge les spectateurs dans le monde des insectes, avec un plaidoyer en faveur de l’environnement.

C'est avec un oeuf, des insectes et une touche féminine que le Cirque du Soleil fêtera son quart de siècle à compter du 23 avril au Vieux-Port de Montréal: la 25e création de la troupe sera de fait la première à avoir été conçue et dirigée par une femme.

Mandatée par Guy Laliberté et son équipe pour créer un spectacle sur le thème de la biodiversité (le grand manitou du cirque voulait faire un lien entre sa fondation One Drop et la production), la chorégraphe brésilienne Deborah Colker a choisi de porter son attention sur les insectes.

«C'est un spectacle assez étrange et drôle, avec beaucoup de mouvement», indiquait hier Gilles Ste-Croix, guide artistique de la production.

Le Cirque du Soleil a présenté hier matin deux numéros du futur spectacle aux journalistes montréalais rassemblés sous le grand chapiteau jaune et bleu érigé au Vieux-Port. Gilles Ste-Croix a noté que le cirque revenait, avec Ovo — c'est le nom du spectacle, qui signifie «oeuf» en portugais —, au principe de création de ses débuts: bâtir le contenu autour d'un thème (ici, le monde des insectes) plutôt qu'autour d'une histoire (ce qui a caractérisé les productions de Robert Lepage et de Dominic Champagne).

«Depuis le début, je définis ce spectacle avec deux mots, a indiqué Mme Colker: mouvement et énergie. J'ai voulu relier le monde des insectes aux acrobates. Voir comment ils peuvent sauter, voler, rebondir, dormir... »

La chorégraphe, qui fait ses débuts dans le monde du cirque, évoque un univers «tout en contraste: la vitesse, la lenteur, la noirceur, la lumière, le petit, le gros», une façon de voir la «relation entre la planète et nous, nous et les insectes».

Le décor représente un «habitat stylisé des insectes, tantôt fourmilière, tantôt forêt, tantôt caverne», explique-t-on. L'impression en sera donnée par un mur érigé en fond de scène, une forme de paroi rocheuse où se cacheront les artistes (et quelques autres oeufs). Une toile d'araignée est aussi intégrée à cette structure.

Des 20 minutes présentées hier, on a noté l'usage de musiques argentine et brésilienne, des numéros d'acrobaties où l'on s'échange carrément les corps en mouvement, un numéro d'équilibriste opérant sur un fil mou supporté par une structure mouvante: mais le tout ne prendra sens que le 23 avril.

Ovo restera à Montréal jusqu'au 19 juillet. Cinquante-trois artistes de treize pays composent la distribution.

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