Présent, quand l'Opéra de Montréal en avait besoin !

Il y a deux ans, l'Opéra de Montréal croulait sous un déficit de deux millions de dollars. Coupe de postes, ralentissement des activités: le portrait était sombre. Rien pour aider l'organisme: plusieurs de ses commanditaires avaient alors mis fin à leur partenariat. C'est à ce moment que le Mouvement des caisses Desjardins est entré en scène. L'entreprise a décidé de donner un coup de pouce à l'Opéra de Montréal pour le sortir de ses déboires financiers.

Une bonne action du Mouvement Desjardins lui a valu d'être finaliste au prix Arts-Affaires de Montréal dans la catégorie Grande Entreprise, cette année. «Quand l'Opéra de Montréal a lancé un appel aux entreprises, on n'a pas hésité, dit Louise Marie Brousseau, directrice des relations publiques, commandites et dons chez Desjardins. C'était important pour nous de les aider à se relever de cette période difficile.»

La candidature du Mouvement Desjardins pour le prix Arts-Affaires a été soumise par le directeur de l'Opéra de Montréal, Pierre Trudel. Pour lui, c'était une façon de lui dire merci. «En deux ans, on a réussi à se sortir la tête de l'eau, et c'est en bonne partie grâce à Desjardins, dit-il. Ce n'est pas facile d'aller chercher des commanditaires en période de difficultés financières. Malgré cela, Desjardins a cru en nous et est devenu un partenaire de premier plan.»

Élargir son public

Depuis deux ans, Desjardins a soutenu deux productions en salle et deux activités grand public. «On se donne pour mission de démocratiser l'art, surtout dans des secteurs qui s'adressent à un public plus privilégié, comme c'est le cas de l'art lyrique», dit Louise Marie Brousseau.

En 2007, Desjardins a donc commandité la production de l'opéra Don Giovanni en salle, mais aussi les Tours-minutes du monde de l'opéra. Cette activité, offerte à la Grande Place du Complexe Desjardins durant quatre jours, proposait au public de découvrir une vingtaine de costumes déjà portés par des artistes de l'Opéra de Montréal. Grâce à un audioguide, les visiteurs pouvaient écouter des extraits des oeuvres en lien avec les costumes.

Desjardins a doublé son aide financière en 2008. L'entreprise a commandité la production de Madame Butterfly en salle et a financé la présentation à ciel ouvert de cet opéra, dans le cadre de l'événement Sous les étoiles. Plus de 33 000 personnes y ont assisté sur l'esplanade de la Place des Arts, l'été dernier.

Selon Pierre Trudel, sans partenariat, l'Opéra de Montréal ne pourrait pas se permettre de tenir des événements d'envergure gratuits et originaux. «Desjardins nous permet de nous engager auprès de la communauté et d'élargir notre public, dit-il. On peut avoir les meilleures idées du monde, mais si on n'a pas l'appui de la communauté des affaires, ce n'est pas possible de les réaliser.»

Le Mouvement Desjardins est du même avis. C'est pourquoi l'entreprise injecte huit millions de dollars par année dans le milieu des arts et de la culture. En plus de soutenir l'Opéra de Montréal, Desjardins appuie notamment deux tournées régionales du Théâtre du Nouveau Monde. Il encourage aussi la relève musicale en tant que partenaire du Festival en chanson de Petite Vallée depuis 26 ans.

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