Le salon Paris Photo ouvre avec le Japon en vedette

Paris — Le salon international de la photographie Paris Photo ouvre ses portes aujourd'hui à Paris, avec le Japon et ses photographes en vedette.

Cent sept exposants provenant de 19 pays sont réunis pour cette 12e édition, avec 32 nouveaux arrivants et 78 % d'exposants venant de l'étranger.

Avec 14 galeries, cinq éditeurs et 55 artistes qui ont fait le voyage de Tokyo, le Japon est l'invité d'honneur du salon qui voulait «ouvrir ses portes à l'Asie, et en particulier au Japon», a dit à l'AFP Guillaume Piens, directeur artistique de Paris Photo.

Ce pays, depuis longtemps connu pour la qualité de ses appareils photographiques, a adopté la photo dès 1848 comme moyen d'expression et «outil de modernisation», dit-il. Ses artistes, aujourd'hui encore sous cotés, sont de plus en plus recherchés, selon Guillaume Piens, qui en donne pour preuve le déplacement de plusieurs musées américains venus faire leur marché dans cette édition.

De la photo ancienne de l'ère Meiji à la scène contemporaine, les amateurs peuvent admirer et acheter — à des prix tournant autour de quelques milliers d'euros — le travail sur la vue et l'écrit, par le biais des lunettes d'hommes célèbres (Freud, Brecht, Tanizaki), de Tomoko Yoneda, les vagues photographiées par le moine bouddhiste Syoin Kajii, un des derniers portraits de l'écrivain Mishima par Eikoh Hosoe ou des clichés d'Ihei Kimura, le «Cartier-Bresson japonais».

Occidentaux et valeurs sûres ne sont pas en reste, avec des Sarah Moon à 12 000 euros, des Lartigue à 10 000, des Bill Brandt ou des Alvarez Bravo à 70 000 euros, un Steichen à 140 000, mais aussi des livres et des oeuvres de jeunes artistes à quelques centaines d'euros.