Montréal - Le Quartier des spectacles risque la paralysie

La Ville de Montréal serait seule à payer en ce moment pour les travaux liés au développement du Quartier des spectacles au centre-ville, qui semble près de la paralysie.

Le quotidien La Presse écrivait hier que les travaux de la place des Festivals avancent à un rythme soutenu mais que les gouvernements fédéral et provincial n'ont toujours pas convenu d'un accord sur la contribution financière de chacun dans ce projet de 120 millions de dollars.

Une entente-cadre existe en vertu du programme d'infrastructures Chantiers Canada, mais chaque projet, soit celui du Quartier des spectacles ou d'autres comme l'agrandissement du Musée des beaux-arts de Montréal, doit faire l'objet d'une entente de contribution spécifique.

Québec fait actuellement pression sur le fédéral pour que ce dernier conclue rapidement les ententes de contribution qui découlent de l'entente-cadre de façon à minimiser les délais dans l'obtention des fonds fédéraux.

À Ottawa, Infrastructures Canada soutient que l'entente réclamée sera conclue dans les meilleurs délais.

Interrogé par La Presse, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, reconnaît que la Ville a déjà beaucoup investi, que, techniquement, les contrats ne sont pas signés, mais il souligne que quatre ministres se sont commis dans ce dossier et qu'ils devraient honorer leurs engagements.

Entre-temps, les travaux se poursuivent et leurs coûts augmentent. En outre, la facture de la première phase a bondi en mai dernier de près de 7 %, passant de 18 à 24 millions, selon La Presse.

Le journal écrit par ailleurs qu'Ottawa et Québec boudent le 2.22 Sainte-Catherine, pièce phare du futur Quartier des spectacles, et qu'au rythme où vont les choses, l'édifice n'ouvrira pas ses portes l'été prochain, comme prévu, à temps pour l'inauguration de la place des Festivals.

Le fédéral n'a pas examiné le dossier et Québec soutient qu'il a déjà versé 140 millions à la Ville pour les projets stratégiques et qu'elle n'a qu'à utiliser cet argent.

En attendant que le dossier débloque, le promoteur, la Société de développement Angus, a reporté le début des travaux au mois de juin 2009. Ceux-ci devaient commencer cet automne.