Les bouddhas de Bamiyan attendront

Ce séminaire rassemblant l'UNESCO, des experts internationaux et des représentants de l'administration afghane visait à identifier les projets prioritaires devant être menés dans l'urgence. «Il faut sauver ce qui peut encore l'être», affirme l'UNESCO.


«La reconstruction des bouddhas de Bamiyan n'a pas été estimée comme prioritaire. En revanche, un projet de consolidation des falaises après le dynamitage des statues et des fouilles sur le site d'un troisième bouddha, couché, va bientôt débuter», a dit Sophie Boukhari, responsable de la communication de l'UNESCO.


La restauration des 600 grottes et fragments de peintures murales font partie du projet pour le site de Bamiyan, dans le centre de l'Afghanistan, qui fut la principale attraction touristique du pays, notamment prisée par les Japonais.


Le minaret de Djam, dans la province de Ghor (ouest), sera inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité en juin 2002, a annoncé Sophie Boukhari. Comme il penche dangereusement, sa base sera consolidée et la circulation sera détournée pour éviter le site.


Le site de Bamiyan pourrait lui aussi être inscrit à l'avenir sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité d'après les mêmes critères qu'Hiroshima, Auschwitz et Robben Island, soit comme lieu de mémoire de la barbarie humaine, selon l'UNESCO.


Un vaste projet sera mis en oeuvre à Herat, la grande ville de l'ouest. Il comprend la réhabilitation du centre historique, la consolidation du cinquième minaret qui menace de s'effondrer et diverses restaurations.


Des travaux seront également engagés à Balkh (nord) dans la mosquée abbasside (IXe siècle) la mieux conservée du monde, sur le site et le musée bouddhiste de Ghazni (sud-est) et au musée de Kaboul, où les objets ayant échappé aux pillages seront restaurés.