Une nouvelle association - Les plus petits festivals culturels s'organisent

Et une association culturelle de plus. Hier, l'organisme Festival Montréal a annoncé officiellement qu'il changeait de nom pour devenir Les Événements artistiques unis de Montréal.

Rebaptisé ou pas, le regroupement veut toujours favoriser «la consolidation et le développement» de ses quelque vingt-deux membres, dont le Festival de théâtre des Amériques, le Salon du livre et le Festival international du film sur l'art. Le conseil d'administration du nouvel organisme est présidé par Boubacar Bah, des Productions Nuits d'Afrique.


Une nouvelle «analyse d'impact» pourra servir à faire pression sur les gouvernements afin d'obtenir davantage de soutien financier. Les conclusions de l'enquête réalisée au cours des derniers mois étaient dévoilées en conférence de presse hier (et avant-hier dans Le Devoir).


L'Étude des impacts socio-économiques et fiscaux révèle notamment que dix-neuf festivals et événements montréalais déploient leurs activités pendant quelque 200 jours par année, pour générer des retombées économiques évaluées à 310 millions. Autour de 60 % des revenus sont générés de manière autonome et les événements comptent sur 32 bénévoles en moyenne pour l'organisation de chacune de leurs éditions, alors que les programmes d'aide gouvernementaux à l'emploi ont diminué du tiers au cours des trois dernières années.


Forts de ces preuves données à quelques jours du Sommet de Montréal, les dirigeants du regroupement ont exprimé le souhait de voir les gouvernements reconnaître leur importance économique et sociale. «La culture joue un rôle structurant dans une métropole», dit Christian Bazinet, directeur général des Événements artistiques unis.


Il a toutefois refusé de dire si la stratégie de son organisme était calquée sur celle de la Société des événements majeurs du Québec, qui regroupe une vingtaine de grandes fêtes annuelles, dont celles du jazz, du rire et de la Formule 1. Il y a quelques années, la SEMIQ a réussi à faire financer une étude démontrant son importance économique et ses besoins puis à obtenir une subvention spéciale de Québec totalisant 30 millions sur trois ans. «On réclame un principe d'équité dans la répartition de l'argent dévolu aux festivals», commente simplement M. Bazinet.