Une étude de l'Observatoire de la culture et des communications - Les événements culturels ont attiré 2 millions de visiteurs

Une trentaine de festivals et d'événements culturels du Québec ont attiré 2,3 millions de visiteurs en 2000-2001, pour une moyenne d'environ 82 000 participants par grande fête.

Au total, ce groupe phare du secteur artistique et culturel (comme le Mois de la Photo à Montréal ou les Fêtes de la Nouvelle-France, à Québec) génère des revenus d'environ 30 millions, dont 41 % proviennent des subventions publiques.


Voilà, entre autres, ce que révèle l'Observatoire de la culture et des communications dans son tout récent Rapport d'enquête sur 32 festivals et événements culturels du Québec, 2000-2001. L'étude a été commandée par Festival Montréal, qui doit la rendre publique aujourd'hui, en conférence de presse.


Il existerait au Québec une centaine d'événements et de festivals «pouvant être qualifiés de culturels». L'enquête portait sur ceux de trois régions (Montréal, Québec et le Bas-Saint-Laurent), s'activant dans l'une ou l'autre des cinq catégories suivantes: cinéma, arts de la scène, salon du livre ou des métiers d'art, arts visuels ou paysagers, événement multidisciplinaire.


«Cette sélection ne couvre pas de manière exhaustive les trois régions à l'étude et elle n'est en aucun cas représentative de l'ensemble des festivals et événements culturels qui se tiennent au Québec», avertit l'Observatoire en introduction, après avoir souligné que son client avait sélectionné le groupe d'enquête (dont sept activités bisannuelles, comme la Biennale de Montréal).


On y retrouve quand même beaucoup de joueurs importants, comme le Festival de théâtre des Amériques et le Carrefour international de théâtre de Québec, les Coups de coeur francophones, le Festival international de film sur l'art, le Salon du livre de Montréal, le Symposium de la nouvelle peinture du Canada et le Festival international de jardins de Métis. Par contre, les navires-amiraux de la flotte ludico-culturelle (du Festival international de jazz de Montréal au Festival Juste pour rire) ne faisaient pas partie de l'étude.


Les renseignements recueillis entre octobre 2001 et janvier 2002 portaient essentiellement sur la fréquentation du groupe cible, sur les revenus et leur provenance, les dépenses, la recherche de financement privé et la main-d'oeuvre. Voici d'autres faits saillants de l'enquête:


*En général, le quart des revenus (25 %) provient de sources autonomes et le tiers (33 %) du financement privé. Ce qui laisse le solde (41 %) aux subventions gouvernementales.


* Québec demeure la principale source de financement (57 %). Ottawa en fournit moins du tiers (29 %) et les municipalités 14 %.


*Par contre, l'appui accordé par les gouvernements sous forme de programmes d'emploi a diminué de 30 % au cours des trois dernières années, passant de 32 000 $ en moyenne en 1998-1999 à moins de 23 000 $ l'an dernier. En moyenne, 111 personnes rémunérées et 64 bénévoles travaillent pour un événement ou un festival.


* Les frais de production (32 %) et les frais de communication et de mise en marché (32 % également) constituent l'essentiel des dépenses des événements et festivals. Les 28 événements qui se déroulaient en 2000-2001, ont consacré 8,4 millions à leur promotion, des sommes concentrées au Québec.


* La programmation d'un événement comporte en moyenne 150 groupes d'artistes ou d'artistes solo invités. Les trois quarts (73 %) des participants proviennent du Québec. La proportion d'artistes étrangers oscille autour de la moitié en arts de la scène, pour les expositions et les festivals de cinéma.