Gaspésie - S'instruire à Percé

Ce sont onze formations universitaires créditées et non créditées en arts visuels, en design et en philosophie que dispensera cet été l'École internationale d'été de Percé de l'université Laval, et ce, du 23 juin au 31 août.

Dans Arcane 17, André Breton notait que, devant le rocher Percé, «la plume et le pinceau devaient s'avouer impuissants et il est vrai que ceux qui sont appelés à en parler le moins superficiellement croiront avoir tout dit quand ils auront attesté de la magnificence de ce rideau». Magnificence, le mot est lancé. Soixante-quatre ans après le passage du père du surréalisme à Percé, Marie-Andrée Doran, directrice et cofondatrice de l'École internationale d'été de Percé, rattachée à la faculté d'aménagement, d'architecture et des arts visuels de l'université Laval, avance ceci: «Percé exerce un attrait considérable sur tous ceux qui participent aux activités de notre école; ils trouvent dans ce lieu magnifique une force de création.»

L'École internationale d'été de Percé a, depuis sa fondation en 2002, offert des formations et des classes de maître dignes de ce nom. Où? Dans la villa Frederick James, une demeure patrimoniale datant de 1887 et juché sur un cap qui surplombe le célèbre rocher et son village. L'université Laval a d'ailleurs récemment fait l'acquisition de cette somptueuse maison. «Notre université s'engage à maintenir sa vocation éducative et culturelle», assure Mme Doran.

Formations

Concrètement, l'école propose cette année sept ateliers de création non crédités d'une durée d'une semaine, soit deux en photographie numérique, un en illustration (le roman graphique), un en aquarelle, un en mise en valeur du patrimoine, et Armand Vaillancourt proposera à ses étudiants une formation portant sur l'art et la nature. De plus, les étudiants inscrits à l'atelier de René Derouin s'adonneront à un projet d'oeuvre murale réalisée à partir de l'observation de la nature et de la géographie.

En entrevue, René Derouin précise vouloir «impliquer les étudiants dans un travail de réflexion sur l'art mural par rapport au lieu. Je vais leur proposer de créer une murale de quatre pieds sur six pieds à partir d'un thème, soit l'éducation, la santé ou la justice. Je crois que, en une semaine, ils n'auront pas le temps de réaliser une oeuvre entièrement, mais ça leur donne à tout le moins le temps de réfléchir à l'oeuvre.»

À ces ateliers s'ajoutent quatre classes de maître créditées, soit dans le domaine de la signalétique (Ruedi Baur), en philosophie (Jean-Marc Narbonne) et deux en design graphique, assurées par de grands noms, nommément Alain Le Quernec et Stefan Sagmeister. «Vous savez, note Mme Doran, Stefan Sagmeister est un designer de réputation internationale qui a remporté de prestigieux prix. Il a notamment fait les pochettes de disque des Rolling Stones, d'Aerosmith et de Lou Reed.» Elle note en terminant que chaque formation est suivie d'une exposition grand public et que ces expositions «ont été visitées par plus de 3000 personnes de la région à ce jour!»

Collaborateur du Devoir
1 commentaire
  • Hoe Bee - Inscrit 24 mai 2008 16 h 49

    je veut aller a l'école de Percé cet été

    j'habite le village ai-je une chance a 56 ans, je veux apprendre m'importe le sujet bref y a t-il des bourses pour de petit génie en herbe hihi