Scènes pour une métropole

Opéra Orféo au festival Montréal baroque.
Photo: Opéra Orféo au festival Montréal baroque.

En ce mardi, elle était tout sourire. Et la vedette, cette fois-ci, c'était elle, non l'un, l'une ou l'autre de ces milliers de danseuses et danseurs qui, depuis 17 ans, évoluent avec «passion» sur la scène de cette petite salle qui maintenant cohabite avec l'Agora et a pour nom ce Tangente que les aficionados connaissent tous. Dena Devida recevait cette semaine le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal.

Dix-sept ans donc de création partagée, reconnus à l'égal du travail de créateurs d'autres disciplines. Et non des moindres. Que dire de la renommée des Lemieux, Pilon et Haentjens? Ou de l'audace affichée par Montréal baroque et le Groupe Molior? Ou de la qualité d'un événement rassembleur comme le Festival du film pour enfants de Montréal ou celui aussi annuel organisé par Metropolis bleu? Et pourtant, 17 ans, ce n'est qu'une demi-vie en comparaison de celle du centre d'art Optica, cité en sa 35e année d'existence.

Un avenir en art

Montréal se veut métropole culturelle. Son maire se félicite des projets récents qui transforment la vie artistique et culturelle de sa ville. Et les gens d'affaires, Isabelle Hudon en tête, l'appuient dans sa démarche, eux qui s'associent de plus en plus avec son Conseil des arts, cet organisme dont le mandat déborde sur toute une île, dans une ville non «défusionnée».

Il y eut l'an dernier un sommet à Montréal consacré à la culture, à l'art et à l'avenir. Les partenaires de cette action, Culture Montréal en tête, ont aussi vu en ce midi festif la reconnaissance de leurs efforts et de leur persévérance car s'il y avait remise de prix, il y avait aussi unanimité des milieux sur la nécessité de mettre en place un projet collectif.

Quand Tangente produisait, autrefois, un premier spectacle, les gens du MAL le confirmeront, l'actuel Montréal culturel n'était alors qu'une apparence de projet.

Heureusement que la persévérance, à l'occasion, est récompensée.