Le Musée de l'arme ouvrira ses portes dès cet automne à Granby

Le Musée de l'arme et du bronze ouvrira ses portes l'automne prochain à Granby, promet son fondateur, l'agent d'artistes Pierre Gravel. L'établissement privé proposera l'exposition permanente d'au moins 300 armes accumulées au cours des dernières années, surtout par l'entremise de dons de particuliers.

«On pensait ouvrir au bout de deux ans de travail; finalement, il nous faudra une décennie avant d'atteindre notre pleine vitesse», explique M. Gravel, interviewé par Le Devoir. Il confirme l'objectif d'ouvrir au 51 de la rue Dufferin, au centre-ville de Granby, avant la fin de l'année. La même promesse avait été formulée en 2006...

La société sans but lucratif du Musée de l'arme et du bronze existe depuis 1999. L'ex-maire de Granby Guy Racine travaille à sa mise en oeuvre depuis deux ans. L'établissement permet à M. Gravel, gérant d'André-Philippe Gagnon et de France D'Amour, d'assumer sa passion pour les sculptures et les armes à feu.

L'impresario-collectionneur refuse cependant de dévoiler combien il a pu accumuler d'armes au cours des ans. Il se contente d'annoncer la réception récente de deux canons qui servaient à guider l'amarrage des navires aux quais de Québec en situation de brouillard, deux petites pièces en bronze maintenant restaurées.

L'établissement se spécialise dans les trésors du XXe siècle. Une publicité publiée hier dans un journal montréalais appelait la population à offrir des revolvers ou des mitraillettes de collection au musée moyennant un reçu pour des déductions fiscales. La loi québécoise dite Anastasia, du nom de la jeune femme victime de la fusillade au collège Dawson à Montréal en 2006, resserre encore le contrôle des armes à autorisation restreinte.

«Nous offrons une solution de rechange à la vente ou même à la destruction des plus belles pièces, dit M. Gravel. Un beau Browning ciselé peut valoir 10 000 $.» Environ sept millions d'armes sont enregistrées au Canada.

Le musée organise déjà des expositions spécialisées à l'intention de certains groupes, des congrès de collectionneurs ou pour les réunions de policiers, par exemple. «On se déplace avec plus de sécurité qu'un fourgon blindé. Notre musée sera également très bien gardé.»

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