Voyage guidé dans la galaxie

illustrations planétarium de montréal
Jules, Mia et Oups s’ingénient à trouver, au risque d’être réduits en spaghettis par un trou noir, le fameux «Galactium».
Photo: illustrations planétarium de montréal Jules, Mia et Oups s’ingénient à trouver, au risque d’être réduits en spaghettis par un trou noir, le fameux «Galactium».

À la sortie du spectacle Draco, le dragon, les petits âgés de quatre à neuf ans chantent et parlent étoiles, reine, toucan perdu et grand chaudron. Les 9 à 12 ans qui auront choisi la projection À la recherche du Galactium et qui sont encore sous le choc de la «spaghettisation» continuent même dans les toilettes de s'interroger sur la présence dans la galaxie du cristal bleu qui sauvera la planète Terre pour toujours. Les parents, eux, ne sont plus pressés de défaire l'arbre de Noël. Quant aux amateurs de jeux de société qui ont reçu dans leur bas de Noël Êtes-vous plus futé qu'un élève de 5e année, ils trouvent réponses à bien des questions. Comme quoi une sortie au Planétarium titille toujours les neurones!

«Une fourmi géante!», s'exclame le petit Léo en pointant du doigt le bizarre bidule noir au centre de la salle ronde. Mais non, ce n'est pas une fourmi géante, rétorque son frère. Admettons que la chose intrigue encore et toujours. «Il s'agit d'un projecteur que l'on nomme "planétaire"», explique Sylvain Le Grand, animateur au Planétarium. Une sorte de simulateur d'étoiles conçu pour représenter la voûte étoilée, les constellations, le mouvement des planètes.

«C'est ce simulateur qui a donné à la salle le nom de planétarium ou maison des étoiles et des planètes», précise Sylvain. Quant à l'écran, grand dôme à l'apparence d'un igloo, il n'est ni de glace, ni de béton, ni de toile, mais bien de métal. Et les trous servent à empêcher l'écho.

Bienvenue au Planétarium de Montréal, pour un voyage guidé dans la Voie lactée en compagnie de Draco le dragon à la recherche de son trésor perdu ou en skateboard, plus creux dans la galaxie, avec Jules, Mia et Oups, qui, de tous leurs axones, s'ingénient à trouver, au risque d'être réduits en spaghettis par un trou noir, le «Galactium», ce fameux cristal bleu qui alimentera sur Terre la machine à produire de l'énergie à volonté, une idée terrestre de Monsieur Brillant.

Malheur dans le ciel

Côté nord de la Voie lactée, Draco le dragon pleure à chaudes larmes. Alors qu'il jouait avec son amie Grande Ourse, la petite constellation à la queue de reptile perd son trésor. Grande Ourse, très attristée, le prie de rencontrer la reine Cassiopée qui connaît tous les arcanes de l'hémisphère boréal. Mais le trésor est introuvable. C'est alors que la constellation royale suggère à Draco d'inviter les amis du Planétarium à lui venir en aide. Commence alors une tournée des principales constellations qui mène les auditeurs jusqu'au ciel de l'hémisphère sud.

Dans À la recherche de Galactium, le spectateur quitte la partie de la galaxie visible de la Terre, pour passer de l'autre côté du ciel, et se retrouver en orbite autour du Groupe local et de sa trentaine de nébuleuses, dont Andromède et la Voie lactée, les deux plus importantes du système. À nous les aurores boréales, les pléiades et les milliards d'étoiles du firmament. Ici, on ne parle plus en kilomètres, mais en années-lumière. Petit conseil aux voyageurs téméraires et pas toujours prudents: ne jetez pas trop vite votre gomme à mâcher dans la poubelle car elle pourrait vous aider à vous sortir d'un trou noir et ainsi éviter une possible et redoutable «spaghettisation».

Réalisés sous forme de contes, ces spectacles qui s'adressent aux enfants de 4 à 12 ans — et à leurs parents — se veulent une initiation à l'astronomie. À travers ces histoires fantaisistes, les profanes de la sphère céleste assimileront facilement des phénomènes cosmiques, comme les constellations, les trous noirs, les planètes, les aurores boréales, les pulsars, les supernovas...

Le Planétarium de Montréal propose aussi une exposition qui retrace les grands moments de l'astronomie, de 1966, année de sa création, à aujourd'hui. Quelques clins d'oeil historiques sur cette époque remarquable rappellent l'inauguration du métro, l'Exposition universelle de 1967, les premiers pas sur la Lune, la découverte des pulsars, des trous noirs, des sondes...

Le spectacle Saison de lumière ne laisse pas non plus indifférent. Et c'est la dernière fin de semaine pour le voir. On y parle des traditions et des fêtes en l'honneur du retour de la lumière les jours d'hiver, célébré presque partout sur la planète, et ce, depuis que le monde est monde. Pourquoi des journées courtes en hiver et longues en été? De telles variations climatiques d'une saison à l'autre? D'où vient l'idée de décorer un sapin de Noël, celle des cadeaux sous l'arbre ou encore de manger une bûche. Et les deux, trois ou douze rois mages venus adorer le Christ peu de temps après sa naissance, qui étaient-ils au juste et que recherchaient-ils?

Dans les temps anciens, notamment chez les chrétiens d'Orient, l'Épiphanie, que l'on célèbre le 6 janvier du calendrier grégorien, était une date plus importante que celle de Noël. Non pas parce que les rois mages jouaient un rôle plus important que la venue du Christ, mais parce que l'anniversaire de la présentation de Jésus au monde des hommes semblait plus crucial que celui de sa naissance physique. Aujourd'hui, le 25 décembre s'est imposé, mais l'Épiphanie clôt toujours le cycle de Noël. Dimanche, donc, n'oubliez pas la fève dans la galette!

Collaboratrice du Devoir

***

Renseignements

- Planétarium de Montréal, 1000, rue Saint-Jacques, tél: 514 872-4530

www.planetarium.montreal.qc.ca

Horaire des spectacles

Samedi et dimanche les 5 et 6 janvier 2008

En français

- 10h, Draco, le dragon céleste

- 11h, À la recherche du Galactium

- 13h15 et 15h45, Saison de lumière

En anglais

- 12h, The Quest for Galactium

- 14h30, Season of light

Si vous garez votre voiture dans le stationnement de la Ville de Montréal situé derrière

le Planétarium, attention car à partir de 13h le dimanche, ça n'est plus gratuit.

À voir en vidéo