Le Fonds de stabilisation a soutenu 623 projets

Quatre théâtres de la région de Québec viennent d'organiser une campagne télévisuelle conjointe de promotion, la première du genre dans la capitale. L'initiative a reçu une aide de 60 000 $ du Fonds de stabilisation et de consolidation des arts et de la culture du Québec (FSCACQ).

À l'été 2000, une subvention de 65 175 $ provenant du même fonds a permis d'éponger le déficit d'exploitation accumulé par le Mondial des cultures de Drummondville. La radiation a été annoncée au lancement de la vingtième mouture de l'événement, qui attire des centaines de milliers de personnes chaque été.


Le Fonds, mis sur pied en mars 1999, vient de terminer son premier exercice triennal en déposant un rapport d'activités dont Le Devoir a obtenu copie. Environ 18 millions de dollars de subventions ont été distribués pour soutenir 623 projets dans le cadre de cinq grands programmes. Les quelques employés (trois ou quatre selon les périodes), aidés de comités ad hoc, ont reçu et analysé 825 demandes de soutien financier et géré sept concours.


«Nous avons reçu le rapport, nous allons regarder les scénarios potentiels, mais nous n'avons rien à annoncer pour l'instant», commente Marjolaine Perreault, porte-parole de Diane Lemieux, quand on la questionne sur les intentions de refinancement par la ministre de la Culture. Un «partenariat» avec Emploi-Québec, évalué à neuf millions, permet cependant de prolonger le volet de la consolidation d'emplois, sans cependant permettre l'ouverture de nouveaux concours.


«Nous allons pouvoir doubler la durée des postes créés», explique la directrice du Fonds, Francine Lalonde d'Entremont. Au-delà de 600 emplois ont été offerts ou consolidés grâce aux subventions du FSCACQ.


Le programme dit du développement organisationnel, s'adressant aux organismes dont les états financiers paraissaient stables et équilibrés, a accaparé le plus d'argent (près de 8,4 millions). Les subventions ont notamment servi à accroître et à bonifier leurs effectifs. Environ 200 postes créés sont d'ailleurs directement liés aux activités de développement et de fidélisation des publics.


Le programme de la consolidation et de la stabilisation financière était perçu comme le principal au moment de la création du Fonds. Plus de 3,75 millions y ont été injectés. En 1997-98, le déficit accumulé des quelque 550 organismes québécois visés tournait autour de huit millions, sur un budget total d'environ 61 millions. «Notre mandat ne s'arrêtait pas là, dit la directrice. Il y a eu une confusion depuis le début.»


Les trois autres programmes développés portaient sur l'innovation et l'expérimentation (57 projets, pour 2,1 millions), le développement de la relève (119 projets, pour 1,8 million) et le développement international. Dans ce dernier cas, le secteur de la danse, très habitué aux tournées, cumule à lui seul le tiers des subventions (637 000 sur 1,9 million au total). Les compagnies soutenues ont par exemple acheté des équipements techniques (consoles, ordinateurs, cédéroms de promotion, etc.) leur permettant de faciliter les tournées à l'étranger.