L'Ermitage de Montréal reprend vie

L'Ermitage de Montréal est sauvé et en bonne partie déjà rénové. Le Collège de Montréal dévoilait hier le résultat des travaux de restauration entrepris dans son beau bâtiment multifonctionnel longtemps convoité par des organismes artistiques de la ville.

La première phase de restauration, visant l'aménagement intérieur, a coûté trois millions. Une seconde phase, évaluée à la moitié moins, devrait permettre de consolider les structures extérieures du bâtiment conçu par l'architecte Joseph Alfred-Hector Lapierre.

La réouverture de l'Ermitage s'inscrit dans le cadre du 240e anniversaire de fondation du Collège de Montréal et du 350e anniversaire de l'arrivée en Nouvelle-France des premiers sulpiciens. Les messieurs ont longtemps été les seigneurs de l'île, qu'il possédait presque entièrement.

«Nous avons décidé de restaurer le bâtiment et de l'utiliser dans le cadre de notre nouveau programme art et études», expliquait hier le directeur du collège, Jacques Giguère. Il a été joint par téléphone quelques heures avant la cérémonie officielle, où une prestation musicale des étudiants était offerte.

Le programme Artis Magia offre une formation artistique en arts visuels, en danse ou en musique.

Les travaux ont permis d'aménager huit cubicules de répétition et une salle de spectacle à l'italienne de 325 places, mais aussi de complètement refaire le gymnase intégré au bâtiment. Le programme a été financé par le collège et sa fondation.

La salle du 3510, Côte-des-Neiges jouxte le Grand Séminaire. Le domaine des sulpiciens est classé comme bien patrimonial national, mais le bâtiment de l'Ermitage ne l'est pas. En 2001, la congrégation religieuse refusait de céder l'équipement à un projet de salle de répétition liant la compagnie de théâtre Ubu et la compagnie de danse O Vertigo.