Budgets alloués aux programmes culturels - Le MAL appréhende le pire

Visiblement choqué par la volonté du gouvernement conservateur de sabrer dans les budgets alloués aux programmes culturels offerts par ses ambassades, ses consulats et ses hauts-commissariats, le Mouvement pour les arts et les lettres (MAL) invite tous les artistes, artisans, écrivains et travailleurs culturels à manifester leur mécontentement, cette semaine et dans les semaines à venir, chaque fois que l'occasion de présentera.

Le MAL entend ainsi dénoncer les compressions budgétaires à venir en interpellant directement le public lors des spectacles, des expositions, des salons du livre et des métiers d'art, des colloques, des forums, des lectures publiques, des entrevues, etc. On espère ainsi «ramener à la raison un gouvernement qui, de toute évidence, coupe à l'aveugle et use, pour se justifier, d'un argument insidieux comme celui de vouloir assurer une meilleure utilisation des fonds publics».

Les artistes sont donc invités à lire une déclaration qui précise notamment que «couper l'aide aux tournées et à toute autre forme de diffusion de nos oeuvres québécoises sur la scène internationale, c'est menacer l'existence même de la création artistique!».

«Des postes de représentants culturels à Paris et à Berlin sont menacés, cinq autres ont déjà été coupés au Canada House de Londres, rappelle le texte. Ces centres [...] se voient ainsi privés des moyens pour accompagner nos créateurs, sur le plan stratégique et opérationnel, dans leurs activités de diffusion et de rayonnement sur la scène internationale.»

Le MAL souligne que 7 des 12 millions de dollars de coupures prévues en Diplomatie ouverte ont déjà été retranchés des budgets des missions culturelles à l'étranger. Il dénonce en outre les compressions de 32 millions de dollars annoncées pour le budget du ministère du Patrimoine canadien. «Sabrera-t-on dans des programmes essentiels à la pratique des arts et à la vie culturelle de nos villes et régions?, questionne le document. Devant la détermination de la ministre Bev Oda à poursuivre son grand ménage dans les programmes dédiés aux arts et à la culture, on appréhende le pire.»