La fête des Morts au Vieux-Montréal

A-t-on besoin d'un autre festival à Montréal? Les gens de Spectra et de l'équipe des Productions L'Entracte, eux, croient que si. Un nouveau festival prendra donc d'assaut les rues de Montréal. La Grande Mascarade - La Fête de l'Halloween s'en vient, du 29 octobre au 1er novembre 2003.

La tradition des monstres, des sans-tête et des autres revenants sera revigorée. Plus de 150 chimères viendront hanter le Vieux-Montréal et le Vieux-Port, en route vers Le Cortège de la grande sorcière, en finale. Grâce aux services de la firme MFSX, dont on a pu goûter les talents de maquillage au Cirque du Soleil (spectacle O) et dans les films Karmina I et II et Screamers, les rues seront envahies par les génies de la fête des Morts.

Chaque jour du festival, à 17h, «lorsque les ombres auront envahi la ville», les gens seront appelés à revivre les frissons du défilé de la Grande Sorcière de l'automne 2000, sur l'avenue du Mont-Royal, dont Mitsou était porte-parole et qui avait attiré 100 000 personnes. C'est à la suite du succès de cet événement que Spectra et Les Productions L'Entracte, responsable de l'événement en l'an 2000, se sont rencontrés pour transformer la chose en festival.

Cinq sites seront aménagés, profitant des décors du Vieux-Montréal et du Vieux-Port: le Champ des citrouilles, la Croisée des chemins, l'Auberge (qu'on devine hantée), le Cimetière et le Ciné-Parc tourmenteront les âmes sensibles. Pas question cependant d'un gros party gothique. Selon André L'Heureux, des Productions L'Entracte, l'aventure «n'est pas qu'un party: l'événement veut compter sur le développement artistique et culturel. Il y a une volonté d'intégrer des performeurs et de compter sur ce bagage culturel». De plus, il est question d'une fête populaire qui vise essentiellement une clientèle «jeunes adultes».

Entre le carnaval et la mascarade, faisant revivre les légendes et les contes et puisant même jusque dans l'univers des films fantastiques, l'événement veut laisser place à la danse, à la musique, au cirque et au multimédia. Rassurez-vous d'ici là, La Grande Mascarade n'entend pas «toucher au gore» mais «à toutes les autres gammes d'émotions». Sachez aussi que la chose est à compléter son montage financier du côté des gouvernements provincial et fédéral et des commanditaires, tablant sur le tourisme pour faire vivre ce coin de la ville en une saison, l'automne, considérée comme morte.