Retour à la normale à la Grande Bibliothèque

Tous les services offerts au public ont repris leur cours normal à la Grande Bibliothèque du Québec (GBQ), dont le sous-sol a été inondé vendredi matin dernier à cause des fortes pluies.

Moins de 100 documents ont été abîmés. Un grand ménage reste toutefois à faire dans la salle de tri des documents où transitent en masse les livres empruntés et retournés. D'ici là, les documents sont triés manuellement et vont directement des rayons au comptoir de prêt et vice-versa.

«Tout est rentré dans l'ordre, indiquait hier au Devoir Ghislain Roussel, secrétaire général de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, institution responsable de la GBQ. Les planchers ont été refermés, l'espace jeune est ouvert pour tous les services.»

Selon M. Roussel, «quelques dizaines de documents» ont été endommagés. Il s'agit de documents «sans valeur particulière», CD, DVD et livres de prêt universel. «Aucun document d'archives n'a été touché», insiste-t-il, puisque ceux-ci se trouvent au centre de conservation, rue Holt. Le secrétaire général assure également que le traitement manuel des documents, en attendant la remise en fonction de la salle de tri, n'entraîne aucun délai pour les prêts des usagers.

Vers 7h30, vendredi dernier, le drain de 60 cm de diamètre permettant l'évacuation des eaux de pluie accumulées sur le toit de la GBQ a éclaté. Un collet reliant les sections du tuyau a cédé sous le poids du refoulement des eaux. La brèche dans la canalisation, qui court dans le plafond du sous-sol, a inondé la salle de tri des documents et l'eau s'est répandue dans le plancher, où logent les fils électriques. Jusqu'à hier, les lecteurs CD et DVD de l'espace jeunesse ainsi que deux ascenseurs de service ne pouvaient donc pas être utilisés pour éviter les risques de courts-circuits.

Les réparations sont terminées. «On a fait ajouter un corset pour solidifier ce tuyau-là. C'est une situation d'exception parce que tous les autres tuyaux ont tenu le coup», estime le secrétaire général à propos du bris survenu dans la bâtisse, qui passait récemment le cap de son premier anniversaire.

Cet incident de structure s'ajoute au défaut de fabrication des lamelles de verre qui revêtent l'édifice et cassent de façon sporadique depuis l'inauguration de la GBQ. Une huitième lamelle a d'ailleurs éclaté au cours du week-end, sous l'effet des hautes températures des derniers jours. Trois conditions doivent être réunies pour que survienne un bris: la présence de rayures ou de fissures dans le verre, une pression trop élevée des griffes d'attache et des écarts de température. Un périmètre de sécurité ceinture l'édifice en attendant qu'on opte pour l'une des solutions récemment proposées par les experts.