Le MAL repart en campagne pour la hausse des budgets culturels

Le Mouvement pour les arts et les lettres (MAL) a lancé hier sa septième campagne de mise sous pression des gouvernements fédéral et provincial pour une hausse substantielle des budgets des conseils des arts.

La campagne 2006 porte sur le thème suivant: «23 millions, c'est presque rien. Vouloir, c'est pouvoir!» La formule résume la demande adressée à Québec de faire passer l'enveloppe annuelle du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) de 72 à 90 millions et d'ajouter cinq millions au budget de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) pour soutenir les métiers d'art.

«Nous demandons à la ministre de faire ses devoirs en allant chercher cet argent essentiel pour le développement de notre culture», a dit l'écrivain Stanley Péan, porte-parole du MAL, devant une petite assemblée de quelques dizaines d'artistes. «Vingt-trois millions, ce n'est rien en regard du budget global de l'État québécois, qui est de 55 milliards.»

Le porte-parole a même établi des comparaisons avec certaines dépenses gouvernementales «avec lesquelles le MAL est parfaitement en accord», a-t-il précisé. Il a par exemple cité le soutien financier aux centres de la petite enfance (1,43 milliard) et à l'Office de la sécurité du revenu des chasseurs et piégeurs cris (20 millions).

Le MAL milite aussi pour faire passer le budget annuel du Conseil des arts du Canada de 150 à 300 millions. La revendication est maintenant portée par la Coalition des arts du Canada, une réunion de dizaines d'associations professionnelles. Le dernier gouvernement libéral promettait d'y arriver en 2008. Les intentions des conservateurs demeurent floues.

La campagne de pression va se poursuivre au cours des prochaines semaines. Le MAL a préparé des macarons, des affiches et des cartes postales. Ses représentants entendent talonner la ministre Line Beauchamp lors de sa prochaine tournée auprès des chambres de commerce de la province.