Téléchargement illégal - L'ADISQ lance son opération de charme

C'est devenu une tradition dans le petit monde du disque québécois. L'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo, mieux connue sous le nom de l'ADISQ, profitera de la Saint-Valentin pour chanter la pomme aux acheteurs de musique. Dès demain, l'association reprendra un air connu: celui de la guerre au téléchargement illégal.

Plus de 200 disquaires à travers le Québec ont accepté de participer à la campagne «Mille façons d'aimer, mille façons de chanter» qui battra son plein jusqu'au 14 février. Au cours de cette période, les acheteurs de musique québécoise recevront une boîte-cadeau véhiculant un message sans équivoque: «Quand on aime la musique pour vrai, la copie, non merci.»

L'expérience, lancée pour une première fois en 2004, a montré à l'ADISQ qu'il y avait là un marché important à saisir. En effet, une augmentation de l'ordre de 30,4 % par rapport à l'année précédente a été notée du côté des ventes du top-15 de langue française lors de l'opération Saint-Valentin 2004. L'entreprise de séduction de 2005 a montré que ce bond pouvait être non seulement maintenu mais aussi augmenté de 3 %.

À l'ADISQ, on estime que la sensibilisation à la valeur de la musique est capitale puisque le téléchargement illégal de musique cause encore «d'immenses dommages à tout le milieu de la musique d'ici». Pas question de baisser pavillon, donc, l'ADISQ voyant là un devoir «de continuité et de développement durable» essentiel à la vitalité du monde la musique, celle des artistes comme celle de l'industrie qui les soutient.