Développement international : les technologies propres ont le vent dans les voiles

Le secteur canadien des cleantech est en plein essor, et les entrepreneurs de ce domaine d’avenir se tournent vers l’exportation pour assurer leur croissance. Bilan des possibilités et des défis à relever.

L’expression « technologies propres » désigne les processus, produits ou services qui réduisent les impacts environnementaux et qui s’inscrivent dans la lutte aux changements climatiques. Les cleantech – c’est le terme couramment utilisé pour désigner les entreprises spécialisées dans ce domaine ou qui adoptent ces technologies – sont engagées sur la voie de la durabilité et de l’économie circulaire, et touchent des filières aussi variées que les énergies renouvelables, l’électrification des transports, l’agriculture durable, la chimie verte et la récupération des eaux grises. Dans le contexte actuel de crise environnementale, ce secteur est non seulement incontournable, mais aussi très prometteur et lucratif.

L’innovation canadienne s’exporte

Depuis une dizaine d’années, les sociétés canadiennes de technologies propres se démarquent, tant au pays que sur la scène internationale. Ainsi, pas moins de 13 d’entre elles figurent au palmarès mondial Global Cleantech 100 de l’année 2022. Pour les entrepreneurs canadiens, les innovations visant l’amélioration de l’efficacité énergétique et la réduction de l’empreinte carbone des industries offrent un énorme potentiel de croissance et des débouchés hors frontières fort intéressants. Mais encore doivent-ils être bien outillés et bien informés pour percer de nouveaux marchés tout en minimisant les risques financiers. Car en matière d’exportation, tout n’est pas rose pour les technologies vertes !

Parmi les obstacles qui peuvent freiner à court terme le développement international, mentionnons le ralentissement économique mondial, la hausse des taux d’intérêt, la guerre en Ukraine et la perturbation des chaînes d’approvisionnement causée par la pandémie. Et c’est sans compter les tensions géopolitiques bien présentes à l’heure actuelle, qui peuvent entraver la collaboration avec certains pays.

À l’heure où les entreprises canadiennes s’apprêtent à se tailler une place de choix dans ce domaine d’avenir sur l’échiquier international, Exportation et développement Canada (EDC) considère que la résolution de ces problèmes représente un enjeu de première importance. Véritable pionnière en matière d’accompagnement du secteur canadien des technologies propres depuis une décennie, la société d’État, forte de ses liens avec le gouvernement du Canada, le domaine bancaire et un vaste réseau de contacts à l’international, offre tout un éventail de solutions stratégiques, financières et commerciales adaptées aux objectifs d’affaires, et ce, peu importe la taille des entreprises.

Se tailler une place sur le marché malgré les défis

À l’heure actuelle, l’industrie mondiale des technologies propres est évaluée à 3 300 milliards de dollars. D’après un rapport qui vient tout juste d’être publié par EDC, Le secteur des technologies propres du Canada, l’apport du Canada représente aujourd’hui environ 1 % de ce total. Ce rapport indique en outre que le Canada se classe au quatrième rang mondial – derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et Israël – en ce qui a trait à son écosystème de technologies vertes et à sa capacité à propulser de jeunes pousses.

« Les écosystèmes d’innovation touchent tous les secteurs économiques, et ils jouent un rôle crucial dans le domaine des technologies propres, explique Michael Borish, analyste principal d’EDC et auteur du rapport. Bien que la performance du Canada soit relativement solide par rapport à celle d’autres pays, son potentiel d’exportation, qui est évalué à 10 milliards de dollars, dépend fortement des États-Unis et se limite à certains domaines clés. Je crois que nous devons veiller à ne pas nous asseoir sur nos lauriers ni à baisser la garde. »

Autre considération : la capacité de production des entreprises canadiennes est considérablement moindre que celle des États-Unis, de la Chine et de plusieurs pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). De plus, ces entreprises de technologies propres sont très majoritairement des PME aux ressources relativement limitées, qui font face à des défis de financement.

D’après EDC, les activités mondiales du secteur des technologies devraient dépasser 3 300 milliards de dollars en 2022. Une belle occasion à saisir pour les entreprises canadiennes prêtes à rayonner à l’international.
 

De l’incubateur à la commercialisation, les enjeux de la croissance

« Bien que l’écosystème commercial canadien fasse du bon travail pour lancer des entreprises de technologies propres, il est plus difficile d’aider les jeunes pousses à se développer et à passer à l’étape de la commercialisation, affirme Lynn Côté, responsable nationale, écosystèmes et intelligence du marché pour les technologies propres chez EDC. Ces entreprises sont bien encadrées par des incubateurs et des programmes gouvernementaux à l’étape du démarrage, mais, lorsqu’elles se mettent à grandir, elles doivent faire face à de nouveaux défis et à des problématiques plus difficiles. Passer du statut de startup à celui de star – ou devenir tout simplement une entreprise commercialement viable – n’est pas chose facile. »

La solution : savoir identifier les secteurs de développement les plus prometteurs

Une avenue intéressante, d’après Lynn Côté, serait de prioriser la croissance des entreprises de technologies vertes bien positionnées pour jouer un rôle clé dans le développement de chaînes d’approvisionnement, en citant la production de batteries comme un bon exemple. Elle souligne que la collaboration entre les entreprises nord-américaines, européennes et certaines organisations de l’Asie-Pacifique pourrait croître au cours des prochaines années, dans le contexte de la réorganisation des chaînes d’approvisionnement et du marché énergétique mondial.

Autre piste de solution : miser sur nos forces. Selon le rapport d’EDC, à l’échelle mondiale, la filière des énergies renouvelables compte parmi celles qui ont reçu le plus de financement en 2021, et elle a récolté plus de 50 % des investissements dans le secteur des technologies propres. Le Canada se démarque tout particulièrement dans ce domaine, tout comme dans ceux de la réduction des émissions de carbone et de la préservation des ressources naturelles, de l’eau et de la qualité de l’air.

La présence du Canada se fait plus discrète dans les technologies vertes liées à l’agriculture, à l’alimentation et aux solutions de gestion des sols agricoles. D’après EDC, ces domaines offrent justement un excellent potentiel de croissance aux entreprises canadiennes, tout particulièrement dans le contexte actuel d’insécurité alimentaire mondiale.

La demande mondiale pour des technologies propres est en constante augmentation et, malgré les défis qui les attendent, les entreprises canadiennes peuvent tirer parti de la situation pour assurer leur croissance hors frontières et réaliser leur plein potentiel.

« L’adoption de ces nouvelles technologies est essentielle pour réduire les émissions de GES et réduire l’empreinte carbone des industries afin d’assurer un avenir durable pour tous, souligne Lynn Côté. Grâce à ses solutions de financement et de gestion du risque, à son expertise en commerce et à son réseau de relations internationales, EDC s’engage à soutenir la croissance des entreprises canadiennes et à tout mettre en œuvre pour atteindre la carboneutralité à l’horizon 2050. »

L’exportation vous intéresse ?

Pour en savoir plus sur les solutions offertes par Exportation et développement Canada en matière de financement, d’assurances, de connaissance des marchés et de relations commerciales, rendez-vous sur edc.ca. Vous pouvez également communiquer avec un conseiller commercial à tradeadvisor-conseiller@edc.ca, en composant le
1800 229-0575 ou en soumettant une demande en ligne sur edc.ca.




Exportation et développement Canada (EDC) aide les entreprises canadiennes de toutes tailles à réussir à l’étranger. Nous leur offrons les outils dont elles ont besoin pour prospérer en toute confiance. Nous utilisons notre savoir commercial et nos solutions financières uniques pour soutenir et développer le commerce durable entre le Canada et le reste du monde, ainsi que la capacité concurrentielle du pays sur le marché international. 

Ce contenu a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir en collaboration avec l’annonceur. L’équipe éditoriale du Devoir n’a joué aucun rôle dans la production de ce contenu.

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