Un écosystème dédié à la recherche et au soutien de la relève

Continuellement en quête d’excellence, l’IRSST soutient des programmes de bourses et de subventions qui favorisent le transfert de connaissances vers les milieux de travail et la formation d’une nouvelle génération de chercheuses et chercheurs. Michel Asselin, directeur du Fonds et des partenariats de recherche, nous parle de son rayonnement.

L’IRSST est le seul centre de recherche au Québec qui soit entièrement dédié au développement scientifique et au partage des connaissances en matière de santé et de sécurité au travail (SST). Créé en 1980 dans la foulée de l’adoption de la Loi sur la santé et la sécurité au travail et de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles, l’organisme a pour mission de contribuer à la santé et à la sécurité des travailleuses et travailleurs du Québec. Il se démarque par la qualité de ses recherches et de ses services d’analyses et d’essais en laboratoire, ainsi que par ses stratégies de diffusion et de transfert des connaissances dans une perspective de prévention et de retour durables au travail.

L’IRSST est reconnu à l’échelle nationale et internationale pour l’excellence, la crédibilité et la pertinence de ses travaux. « L’Institut s’appuie sur quatre piliers scientifiques qui ont tous une vocation propre : la direction du fonds et des partenariats de recherche, la direction de la recherche, la direction des laboratoires et la direction des communications, de la veille et de la mobilisation des connaissances », explique Michel Asselin. L’équipe d’environ 150 personnes mise sur une brigade scientifique d’experts, de techniciens et de chercheurs travaillant dans des disciplines variées telles que l’ergonomie, l’hygiène industrielle, la chimie, la physique, la biologie, la microbiologie, la kinanthropologie, le génie, la sociologie, l’anthropologie, la démographie, la psychologie et l’économie. « Nous sommes un organisme bicéphale, poursuit-il. L’Institut agit en tant que fonds subventionnaire, mais nous effectuons aussi nous-même de la recherche, tout ça pour assurer aux travailleurs des milieux plus sains et plus sécuritaires. »

Il ajoute que la collaboration et le partage de ressources avec des organismes impliqués dans le domaine de la SST augmentent la capacité de l’IRSST pour explorer de nouvelles avenues, élargir la portée de ses travaux et en maximiser les retombées potentielles.

Promouvoir la mobilisation et la mise en chantier des connaissances

L’IRSST concentre la plus grande partie de ses activités scientifiques et techniques dans la prévention des risques et le retour durable au travail. Dans chacun de ces domaines, l’Institut cherche à atteindre une masse critique de connaissances afin de générer des retombées concrètes et significatives. « Une de nos forces réside dans le fait que nos équipes de recherche connaissent très bien les besoins des milieux de travail et savent où il s’avère nécessaire de favoriser le développement de connaissances », précise le directeur du Fonds et des partenariats de recherche.

C’est ainsi que l’Institut finance, via différents programmes de subventions, les projets de chercheurs attachés à des universités ou des organismes scientifiques. Ces programmes visent le soutien de l’avancement des connaissances et de l’intérêt pour la recherche, l’optimisation des retombées pratiques dans les milieux de travail, la diffusion et le transfert des connaissances, de même que la formation d’étudiants désireux de réaliser des projets de recherche portant sur l’innovation ou la résolution de problématiques émergentes.

Michel Asselin, directeur du Fonds et des partenariats de recherche de l’IRSST

La recherche subventionnée par l’IRSST doit conduire à des pistes de solutions ou à des recommandations permettant d’améliorer la prévention des accidents et de soutenir la réadaptation et le retour au travail de ceux qui ont subi des lésions professionnelles. « La plupart des demandeurs de subventions sont les chercheurs des universités du Québec, que nous considérons comme nos partenaires, commente Michel Asselin. Plus de 200 chercheurs bénéficient régulièrement de nos subventions et toutes les universités du Québec sont représentées. L’IRSST développe et maintient des partenariats de recherche en SST avec plusieurs établissements d’enseignement postsecondaire ou de recherche québécois, ainsi que divers organismes publics et privés. »

La Direction du Fonds et des partenariats de recherche de l’IRSST reçoit également des propositions dans le but de développer des collaborations et de cofinancer des initiatives de recherche en SST. « De plus, nous souhaitons au cours des prochaines années développer des liens durables avec le secteur de la recherche industrielle, remarque Michel Asselin. Tout en maintenant une perspective de santé et sécurité du travail, nous voulons établir des partenariats en R-D et innovation pour favoriser les initiatives en matière de développement économique. »

Assurer la relève avec des bourses d’études

Au-delà du soutien qu’il accorde aux chercheurs déjà établis, l’Institut est aussi un acteur majeur sur le plan de la formation de la relève scientifique. En effet, l’IRSST offre aussi un programme complet de bourses d’études supérieures et de formation postdoctorale qui contribue au développement de chercheuses et chercheurs aptes à répondre aux besoins actuels et émergents en SST. Ces bourses s’adressent à des candidates et candidats à la maîtrise, au doctorat ou au postdoctorat dont les travaux de recherche portent spécifiquement sur la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles ou sur la réadaptation des travailleuses et travailleurs qui en sont victimes.

Depuis sa création, le programme a soutenu des centaines d’étudiantes et d’étudiants des 2e et 3e cycles ou en formation postdoctorale, qui se sont partagé des bourses d’études et de recherche. « Notre programme de bourses a été développé pour assurer la relève, car il n’y avait pas assez de scientifiques en SST au Québec lorsque l’Institut a été fondé, explique Michel Asselin. Au fil des ans, nous avons développé une véritable cohorte d’experts, et de nombreux ex-boursiers font maintenant partie de notre équipe ou de notre réseau. Nous pouvons ainsi compter sur une moyenne de 35 boursiers par année. »


Michel Asselin ajoute que l’IRSST a également développé un partenariat de financement avec le Fonds de recherche du Québec (FRQ) dans le cadre de son programme Chercheur boursier junior 1, qui permet à des chercheurs et des professeurs institutionnels de bénéficier de bourses pour pouvoir se consacrer entièrement à la recherche. « Grâce à cette collaboration, l’IRSST peut élargir son offre et consolider des chercheurs en SST dans les milieux universitaires. »

Profondément engagé dans la prévention pour les travailleuses et travailleurs, l’IRSST rayonne tant auprès de la communauté étudiante et de ses partenaires en SST que dans l’espace public. « Améliorer les conditions de SST, prévenir les accidents et les maladies professionnelles pour permettre aux gens d’être soutenus ou de pouvoir retourner au travail lorsqu’ils sont victimes d’accidents ou de maladies professionnelles, c’est une mission aussi noble que valorisante », conclut Michel Asselin.

Pour information : irsst.qc.ca



Dans l’esprit de la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) et de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (LATMP), la mission de l’IRSST est de contribuer à la santé et à la sécurité des travailleuses et travailleurs par la recherche, l’expertise de ses laboratoires, ainsi que la diffusion et le transfert des connaissances, et ce, dans une perspective de prévention et de retour durables au travail. 

Ce contenu a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir en collaboration avec l’annonceur. L’équipe éditoriale du Devoir n’a joué aucun rôle dans la production de ce contenu.

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