Conservation des milieux humides et hydriques Une priorité environnementale

Les milieux humides et hydriques, comme cet écosystème de la Côte-Nord, offrent de multiples bénéfices pour la collectivité.
Photo: Hugo Dufour Productions Les milieux humides et hydriques, comme cet écosystème de la Côte-Nord, offrent de multiples bénéfices pour la collectivité.
Tout comme nos forêts et nos terres fertiles, nos milieux humides et hydriques sont des écosystèmes qui jouent un rôle de premier plan dans le maintien de la biodiversité et la protection de nos territoires. Voici pourquoi et comment nous devons les conserver.

Les milieux humides et hydriques, qui comptent parmi les plus riches de la planète, occupent une proportion non négligeable de la superficie du Québec. S’ils ont été considérés dans le passé comme des terres inutilisables pour le développement, on reconnaît aujourd’hui leur importante contribution à la vie humaine et économique de la province. Or, ces écosystèmes, qui nous entourent sans qu’on s’en rende nécessairement compte – même en ville et à proximité de nos habitations ! –, connaissent depuis plusieurs décennies une diminution importante causée par l’activité humaine sous ses diverses formes. Leur surface régresse, leur délicat équilibre est altéré et les répercussions environnementales que cela entraîne ont un effet direct sur la biodiversité et sur la qualité de vie des Québécois.
Un patrimoine naturel essentiel Dans les milieux humides, comme les marais, les étangs, les marécages et les tourbières, l’eau occupe une place essentielle. Il en va de même pour les milieux hydriques, qui réfèrent au littoral, aux rives ou aux zones inondables des lacs et des cours d’eau. Champions de la biodiversité, ces espaces naturels sont reconnus pour la richesse de leur flore et de leur faune. Ils servent d’habitat à de nombreuses espèces animales qui y vivent en permanence ou de façon temporaire, comme des oiseaux migrateurs qui y trouvent refuge pour se nourrir, se reproduire et se reposer. Lorsque l’intégrité de ces milieux est menacée, toutes les espèces qu’ils abritent risquent d’en souffrir.

Les milieux humides et hydriques, on n’en sera pas surpris, jouent un rôle de première importance auprès du réseau aquatique qui nous entoure, en ville comme en région. Certains de ces milieux contribuent à la qualité de l’eau potable en alimentant les nappes souterraines et favorisent le maintien des réserves d’eau utilisées en agriculture. D’autres agissent comme des remparts contre l’érosion des berges et limitent les dégâts causés par les inondations en atténuant les crues et en régulant le débit des rivières. Dans le cas contraire, ils peuvent aussi amoindrir la baisse de niveau des eaux en cas de sécheresse. Ces écosystèmes, dans toute leur diversité, rendent ainsi des services de première importance aux collectivités, tout en faisant économiser des sommes considérables aux municipalités.

Dans un contexte où les changements climatiques accentuent la fréquence des phénomènes extrêmes, comme les inondations, ces milieux sont donc essentiels pour nous aider à mieux nous adapter collectivement en atténuant les effets néfastes de ces évènements climatiques. Et ce n’est pas tout ! Les tourbières, milieux humides uniques, sont les écosystèmes naturels qui séquestrent le plus de gaz à effet de serre – ironique, sachant qu’elles sont elles-mêmes menacées par les changements climatiques !
Autant de bienfaits humains, environnementaux et économiques dont on ne saurait se passer.

Les tourbières, qui séquestrent du carbone, jouent aussi un rôle crucial dans l’atténuation des changements climatiques.


Photo: Jonathan Charlebois Les milieux humides et hydriques, comme ce ruisseau de la Gaspésie, offrent des habitats essentiels aux espèces animales et végétales.
Des enjeux et des solutions Déjà fragilisés par le réchauffement climatique, les milieux humides et hydriques sont directement affectés, par exemple, par l’étalement urbain, la construction de parcs immobiliers, le développement de routes et d’infrastructures et l’exploitation minière, tous associés à la croissance économique du Québec. Sans oublier les perturbations importantes engendrées par le secteur de l’agriculture.

Comment conserver les milieux humides et hydriques sans tout freiner ? Les réponses ne sont pas simples. C’est là qu’est intervenu le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) en déployant une réforme visant à conserver ce patrimoine naturel.

Parmi les lois et règlementations mises en place, on compte l’adoption en 2017 de la Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques. Elle a pour objectif de conserver ces milieux naturels de différentes façons, en les protégeant et en assurant qu’ils soient utilisés de façon durable. Elle prône également la restauration et la création de nouveaux écosystèmes remplissant aussi des fonctions écologiques bénéfiques, dans le but de contrebalancer des pertes inévitables. C’est l’objectif d’« aucune perte nette », vers lequel le gouvernement veut tendre, et qui vise à établir un juste équilibre entre la conservation des milieux naturels et le développement de notre économie.
Des plans ambitieux pour les régions Une des initiatives importantes liées à cette loi est l’élaboration des plans régionaux des milieux humides et hydriques, dont la responsabilité a été confiée aux municipalités régionales de comté (MRC).

En cours d’élaboration, les premières moutures, qui visent à intégrer la conservation de ces écosystèmes essentiels à l’aménagement du territoire dans toutes les régions du Québec, seront déposées en juin 2022. Un premier pas dans la réalisation de ce grand chantier, qui s’effectuera avec le soutien du MELCC à titre d’accompagnateur de premier plan. Car une mission de cette envergure, indissociable de l’avenir du Québec et de ses citoyens et citoyennes, ne peut s’accomplir qu’avec l’implication de plusieurs grands partenaires.

Pour en savoir plus :
Québec.ca/conservation-milieux-humides-hydriques

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Ce contenu a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir en collaboration avec l’annonceur. L’équipe éditoriale du Devoir n’a joué aucun rôle dans la production de ce contenu.

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