L’urgence d’agir pour réduire les inégalités

Le Comité de vie de quartier Duff-Court (COVIQ), dans le secteur de Lachine, est l’un des 350 organismes soutenus par Centraide. Son projet d’agriculture urbaine vise à accroître l’autonomie alimentaire des citoyens.
Photo: Charles Briand Le Comité de vie de quartier Duff-Court (COVIQ), dans le secteur de Lachine, est l’un des 350 organismes soutenus par Centraide. Son projet d’agriculture urbaine vise à accroître l’autonomie alimentaire des citoyens.
Les personnes en situation de pauvreté et de vulnérabilité, on le sait, ont été durement frappées par la pandémie. Mais il ne faut pas oublier que les organismes qui leur viennent en aide ont eux aussi été affectés. Pénurie de main-d’œuvre, épuisement des bénévoles, demandes accrues : la situation est intenable. C’est donc un véritable appel à l’aide que lance Centraide aux entreprises et aux donateurs privés pour remédier à la situation.

Partout dans le monde – et le Québec n’y échappe pas –, la pandémie a creusé l’écart entre les nantis et les plus démunis. Et malgré l’allègement des mesures sanitaires, les répercussions de ces inégalités sociales continuent à se faire sentir. « Centraide a pour mission première de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale en appuyant les organismes qui font le travail sur le terrain, explique Claude Pinard, PDG de Centraide du Grand Montréal. Donc, oui, c’est important de ramasser les sommes nécessaires. Mais notre rôle de soutien et d’accompagnement auprès de ces organismes locaux, qui offrent des services adaptés à la situation de chaque quartier de Montréal, de Laval et de la Rive-Sud, est tout aussi crucial. »

Un problème sous-estimé Il y a près de 1,2million de personnes en situation de pauvreté au Québec, dont plus de la moitié vivent dans la grande région de Montréal. Selon un sondage Léger mené en août dernier, la pandémie nous a sensibilisés à la vulnérabilité de chacun, mais il y a encore beaucoup de travail à faire pour démontrer que la lutte contre la pauvreté et l’exclusion constitue un important levier de développement socioéconomique.

En effet, plus de 70 % des répondants au sondage croient que la situation de la pauvreté au Québec s’est détériorée et que les inégalités entre les riches et les pauvres se sont accentuées depuis 2020. Cependant, seulement 46 % d’entre eux souhaitent passer à l’action pour corriger la situation. « On constate que la pauvreté est sous-estimée et souvent perçue comme le résultat d’un choix de vie. Or, elle découle de multiples facteurs qui n’ont rien à voir avec une quelconque paresse », commente Claude Pinard. Notons que la crise a grandement augmenté l’isolement et l’insécurité financière chez de nombreuses personnes, en particulier les aînés, les femmes, les Autochtones et les personnes racisées ou appartenant à une communauté marginalisée.

Une action directe, des résultats concrets « Nous travaillons sur les causes mêmes de la pauvreté, renchérit M. Pinard. Cela comprend les enjeux liés à la crise du logement, à la hausse du prix des aliments, aux problèmes de santé physique et mentale, à la perte d’emploi, ainsi qu’à l’accès à l’éducation, qui est le meilleur moyen de briser le cycle de la pauvreté dès le plus jeune âge. » Centraide agit donc à la source en appuyant des organismes qui aident les jeunes à ne pas décrocher et d’autres qui brisent l’isolement des mères monoparentales, ou alors en soutenant les activités d’une popote roulante qui apporte de bons repas et un contact humain à des personnes âgées en situation d’isolement. Quelques exemples parmi tant d’autres qui illustrent des enjeux bien réels en matière d’entraide.

Photo: Charles Briand Claude Pinard, PDG de Centraide du Grand Montréal.
Centraide, pilier du secteur communautaire Pour démystifier la pauvreté, Centraide est devenu au fil des ans un porte-voix des personnes vulnérables du Grand Montréal. L’organisme soutient la mobilité sociale et le développement de solutions durables pour que tous et toutes puissent contribuer à leur communauté, chacun à sa façon. Fait moins connu, Centraide, qui est le point de convergence entre les secteurs communautaire, privé et public, est le plus important investisseur non gouvernemental dans le domaine sociocommunautaire. C’est pourquoi son action est déterminante pour les organismes communautaires qui ont besoin de soutien. De plus, Centraide joue un rôle fédérateur de première importance en centralisant la collecte de fonds, ce qui prévient le dédoublement des activités de financement, permet des économies d’échelle appréciables et élimine de facto la compétition pour capter l’attention des donateurs.

Un milieu en crise Même si le gros de la crise sanitaire semble être derrière nous, les répercussions perdurent dans le milieu de l’entraide. Une conséquence alarmante ? L’épuisement des travailleurs communautaires, qui ont dû faire face à des besoins criants avec des équipes réduites tout au long de la pandémie. En 2020, confinement oblige, la majorité des bénévoles – souvent des retraités, donc plus âgés – sont restés à la maison. Aujourd’hui, même si près de 80 % d’entre eux sont de retour, la pénurie de main-d’œuvre – intervenants et bénévoles compris – continue d’affecter le secteur communautaire. Une problématique exacerbée par des besoins croissants, à un point tel que certains organismes ont vu leur clientèle doubler. Et n’oublions pas les services d’écoute et d’aide en santé mentale, qui sont également très sollicités en raison des problèmes d’isolement, d’anxiété et de perte d’emploi liés à la pandémie.

Au-delà du soutien financier « Notre plus grand défi, c’est de soutenir les organismes communautaires pour qu’ils se rendent jusqu’à l’année prochaine sans qu’il y ait d’interruption de services », affirme Claude Pinard. Car, en plus de leur offrir du soutien financier, Centraide leur offre des services d’accompagnement, de formation et d’apprentissage par les pairs afin de les aider à renforcer leur expertise.

« Notre équipe chevronnée d’une vingtaine de conseillers en développement social fait le lien entre les différents organismes communautaires ainsi que les tables de quartier et leurs partenaires, qui regroupent des acteurs de différents horizons, conclut le PDG. C’est ça, la grande force de Centraide : le partage des expériences, les échanges sur ce qui fonctionne dans un quartier, la vision des enjeux, la vue d’ensemble des besoins. »

C’est le temps d’agir !


La campagne Centraide 2021 bat son plein, et il n’est jamais trop tard pour s’impliquer. « D’ici le 31 décembre, c’est le sprint et personne ne dormira beaucoup ! », s’exclame Claude Pinard, PDG de Centraide du Grand Montréal, en soulignant que l’organisme réussit à rassembler tant les simples citoyens que tout le Québec inc., de même que les villes, les élus, les directions de santé publique, les syndicats, les institutions, ainsi que d’autres fondations.
Alors que la pandémie n’est pas encore derrière nous, Centraide a plus que jamais besoin de la générosité de tous pour continuer à lutter contre la pauvreté et l’exclusion.

Pour contribuer : www.centraide-mtl.org




Notre mission : rendre visibles les enjeux sociaux les plus importants, comme la pauvreté et l’exclusion sociale, et donner à chacun et à chacune les moyens d’améliorer les conditions de vie des personnes les plus vulnérables tout en bâtissant des communautés inclusives.

Ce contenu a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir en collaboration avec l’annonceur. L’équipe éditoriale du Devoir n’a joué aucun rôle dans la production de ce contenu.

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