Industrie minière du Québec: Six stratégies innovantes qui changent notre monde

Reconnu à l’international comme un leader de l’innovation et du développement durable, notre secteur minier travaille sans relâche pour augmenter la qualité de vie des Québécois tout en propulsant notre économie – aujourd’hui et pour les années à venir. Voici comment.

Les mines du Québec contribuent activement aux efforts mondiaux en matière de développement durable. D’abord en fournissant certaines des matières premières essentielles aux nouvelles technologies vertes, dont la demande est en hausse constante, et ensuite en investissant dans la recherche et le développement pour réduire considérablement son empreinte environnementale. Tour d’horizon avec Normand Mousseau, professeur de physique à l’Université de Montréal et directeur scientifique de l’Institut de l’énergie Trottier à Polytechnique Montréal.

1 - Prioriser le développement durable
Depuis des années, notre industrie minière, qui est assujettie à des normes très élevées en matière de protection de l’environnement et de développement durable établies par le gouvernement du Québec, ne cesse de se transformer pour minimiser son empreinte écologique, pour moderniser ses opérations et pour assurer une sécurité optimale à ses employés. Pionnières en matière d’innovation, les mines du Québec se classent parmi les mieux cotées au monde. « Lorsqu’on exploite des ressources non renouvelables, la question du développement durable est aussi importante que complexe, avance Normand Mousseau. Et le développement durable, ça commence évidemment par la protection de l’environnement autour de la mine, pas seulement à court terme, mais aussi pendant les décennies, voire les centaines d’années qui suivent l’exploitation. » Parmi les innovations qui ont fait la réputation du Québec, citons des investissements majeurs en valorisation des résidus miniers et en traitement des eaux avec des bactéries, ainsi que le recours à l’énergie éolienne, aux panneaux solaires et aux systèmes de transport électrique pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

2 - Soutenir la transition énergétique grâce aux minéraux critiques et stratégiques
Certains minéraux présents dans nos sols sont essentiels pour assurer l’avenir du Québec, tant du point de vue économique que de la transition énergétique. Parmi ces minéraux critiques et stratégiques ainsi désignés par le gouvernement du Québec, on compte notamment le lithium, le graphite, le niobium, le titane, le cobalt, le nickel, le cuivre, les éléments du groupe du platine et les éléments de terres rares. Essentiels dans la réduction des GES, ces minéraux servent entre autres à la fabrication des éoliennes, des panneaux solaires et des batteries de véhicules électriques, qui jouent un rôle crucial dans la réduction de notre dépendance aux énergies fossiles.

3 - Propulser l’innovation technologique et les avancées scientifiques
La valorisation des minéraux critiques et stratégiques au Québec joue également un rôle clé dans le développement des technologies de l’avenir. Ces minéraux sont essentiels à la fabrication d’appareils intelligents qui nous accompagnent au quotidien – téléphones mobiles, tablettes, ordinateurs, objets connectés – et ils sont utilisés dans le déploiement des technologies de pointe, notamment pour soutenir les avancées en intelligence artificielle, en télécommunications et dans le domaine aérospatial. Sans oublier le secteur de la santé, qui a recours à ces minéraux en imagerie médicale et dans la fabrication de lasers ou même d’exosquelettes qui facilitent la réadaptation physique.

4 - Contribuer à la décarbonation mondiale
« Le secteur minier du Québec participe à la transformation de l’économie mondiale en appuyant le développement de technologies propres et en délaissant certains minerais pour en favoriser d’autres qui ont une plus faible répercussion environnementale », explique Normand Mousseau. Un exemple concret : Hydro-Québec a développé des batteries au lithium en remplaçant le cobalt traditionnellement utilisé par du phosphate de fer. « Le phosphore et le fer sont disponibles en grandes quantités partout sur la planète, tout comme le lithium, d’ailleurs, même s’il n’est pas exploité aussi largement qu’il pourrait l’être, poursuit le professeur. Cette avancée nous permet de développer des batteries qui ont un très faible poids environnemental et qui seront en outre recyclables. » Il souligne que deux compagnies québécoises ont mis au point des procédés très poussés qui permettent de recycler des batteries – dont les composantes incluent aussi du graphite, un minerai d’avenir dont l’exploitation est en plein essor au Québec. Des avancées facilement exportables, et dont les bénéfices se feront ressentir hors frontières. « Ces développements nous permettent de faire perdurer les minerais exploités, et de réduire l’empreinte environnementale de l’industrie ainsi que celle de l’humanité », conclut Normand Mousseau.
« Le coût pour atteindre la neutralité en 2050 est tout à fait atteignable pour un pays comme le Canada. »
Normand Mousseau, professeur de physique à l’Université de Montréal et directeur scientifique de l’Institut de l’énergie Trottier à Polytechnique Montréal
5 - Réduire les coûts du développement durable
D’après le professeur Mousseau, nous disposons aujourd’hui de toutes les technologies nécessaires pour effectuer une transition énergétique à un coût raisonnable. « Mais il va falloir mettre les bouchées doubles et miser sur la production d’énergie renouvelable s’appuyant sur des minerais. Ces derniers sont bien sûr non renouvelables et on les retire une seule fois du sous-sol, mais on ne les perd pas, on peut les recycler. » Ainsi, on peut valoriser les composantes des voitures, qu’on recycle depuis longtemps, et on sera sous peu aptes à recycler les batteries des véhicules électriques dans leur quasi-totalité en s’appuyant sur de nouvelles avancées scientifiques. « Il faut maintenant s’assurer de mettre en place une réglementation et une bonne structure des coûts de recyclage – et déterminer qui les assumera, poursuit Normand Mousseau. Ce n’est pas une question d’ingénierie, car la technologie est là, mais une question d’économie et de fiscalité qui dépasse largement le contexte minier. C’est le défi de l’heure. » Il ajoute que les dépenses liées à la transition énergétique ne cessent de baisser, et qu’elles chutent même à une vitesse folle. « Le coût pour atteindre la neutralité en 2050 est tout à fait atteignable pour un pays comme le Canada. »

6 - Créer des emplois de qualité en région
L’époque où pratiquement tout le personnel d’une mine travaillait sous terre est bel et bien révolue. La diversification constante des activités minières et l’utilisation accrue des nouvelles technologies entraînent en continu la création de nouveaux emplois valorisants et bien rémunérés. Le secteur emploie non seulement des ingénieurs miniers, mais aussi des diplômés en génie chimique, métallurgique, électrique et mécanique, ainsi que des géologues et des biologistes. Quant à l’extraction et au transport du minerai, ces activités s’effectuent de plus en plus de façon automatisée, à partir de la surface, pour assurer une sécurité optimale des travailleurs. Autant d’emplois de qualité, qui contribuent aux avancées d’un secteur en plein essor, et qui jouent un rôle important dans le développement économique des régions du Québec – et du Québec tout court.
Photo: 5N Plus

Ce contenu a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir en collaboration avec l’annonceur. L’équipe éditoriale du Devoir n’a joué aucun rôle dans la production de ce contenu.