La chimie verte et l’ingénierie durable, pour l’avenir de la planète

Pour le projet Valorisation Carbone Québec, Polytechnique Montréal travaille avec plusieurs partenaires, dont Chimie ParaChem (sur la photo).
Photo: Polytechnique Pour le projet Valorisation Carbone Québec, Polytechnique Montréal travaille avec plusieurs partenaires, dont Chimie ParaChem (sur la photo).
Joueur clé de la transition vers une économie carboneutre, Polytechnique Montréal soutient plusieurs projets porteurs en recherche appliquée. À commencer par ceux que dirige le professeur et chercheur Louis Fradette dans les domaines de la chimie verte et de l’ingénierie durable.

Pour faire face à la crise climatique, des solutions technologiques innovantes et transformatrices doivent être développées de toute urgence. C’est pourquoi Polytechnique Montréal a fait le choix de propulser des projets de décarbonation énergétique en collaboration avec des partenaires industriels et agricoles ouverts aux transferts technologiques.

L’université spécialisée en génie attire des professeurs-chercheurs de renom, tels que Louis Fradette, et elle met à leur disposition ses infrastructures de recherche qui figurent parmi les plus prestigieuses au pays. Chaque année, ces scientifiques réalisent des avancées majeures qui améliorent notre qualité de vie, aujourd’hui et pour les années à venir.

Viser la carboneutralité « Je suis un prof avec un profil un peu atypique, souligne Louis Fradette. Après avoir complété ma formation d’ingénieur en génie chimique, j’ai travaillé dix ans dans une raffinerie avant de comprendre que j’avais de l’intérêt pour autre chose que la production. J’ai poursuivi mes études et je suis devenu, quelques années plus tard, chercheur et professeur titulaire au département de génie chimique à Polytechnique Montréal. Mon objectif : relever les défis de développement durable auxquels est confrontée l’industrie énergétique au Québec. »

Mission accomplie. Polytechnique Montréal a accueilli le projet de développement de solutions technologiques pour la capture et la valorisation du dioxyde de carbone, Valorisation Carbone Québec, mis sur pied par Louis Fradette avec le Gouvernement du Québec et deux importantes compagnies pétrolières. En décembre 2020, Polytechnique Montréal pousse son engagement un peu plus loin en créant l’Institut de l’ingénierie durable et de l’économie carboneutre, une unité de recherche dont les activités sont consacrées à la résolution de défis environnementaux et sociaux en lien avec les enjeux d’un développement économique durable.

Photo: Polytechnique Louis Fradette, chercheur et professeur, Polytechnique Montréal.
Place à la chimie verte Louis Fradette se consacre présentement à la chimie verte, ou chimie renouvelable. « Il s’agit de la transformation de la matière avec des réactions chimiques pour ne plus créer de déchets, de rejets ou d’agressions au sens très large pour la planète, explique-t-il. Présentement, pour chaque 100 kg de matière que l’on extrait de la terre, l’équivalent de 20 % est transformé en produits, tandis que 80 % est rejeté. La chimie verte s’attaque à ce 80 % de déchets en développant des procédés qui veillent à ce que la matière puisse être recyclée, récupérée ou réutilisée. Je collabore avec des entreprises qui font la promotion de projets de chimie verte pour utiliser de la matière première non conventionnelle dans la production de carburants carboneutres qui ne vont pas ajouter de GES dans l’atmosphère. En fait, je me plais à dire que je travaille avec du carbone de seconde main ! »

Ces innovations permettent au Québec d’atteindre ses objectifs de réduction de GES en fabriquant des carburants qui ne sont pas d’origine fossile. « En implantant des unités de capture du CO2 capables de capter 10 tonnes de gaz à effet de serre par jour dans certaines usines du Québec – sans production de déchets toxiques –, nous pourrions réduire d’ici 2030 les émanations de GES de près de 2 millions de tonnes annuellement. Et ce, tout en reconvertissant les émissions en carburants ou en molécules utiles pour l’économie québécoise. »

L’agriculture dans la mire Le secteur agricole, qui a recours à des engrais particulièrement polluants se retrouvant non seulement dans nos aliments, mais aussi dans les ressources hydriques, bénéficie également d’une approche durable. En collaboration avec le milieu agricole, Polytechnique Montréal développe des technologies de production de l’hydrogène permettant la mise au point de molécules d’engrais combinant durabilité environnementale et réduction des coûts. « Nous planifions démontrer l’efficacité de ces technologies élaborées au Québec en 2022 et en 2023. Par la suite, elles pourront être mises en application et contribuer concrètement à la réduction des GES dans notre propre cour. »

Louis Fradette conclut en précisant que le Québec bénéficie en ce moment d’un véritable bouillonnement d’innovation qui se manifeste dans les résultats de recherche. « Depuis vingt ans, j’arpente la planète et je constate que le Québec n’a rien à envier à qui que ce soit. Avec des incubateurs de recherche et de transfert des connaissances comme Polytechnique Montréal, nous avons un bel avenir devant nous. »




Respectueuse des principes de développement durable et à l’écoute des besoins de la société, Polytechnique Montréal, en accord avec ses valeurs, forme des ingénieures et des ingénieurs, ainsi que des scientifiques de très haut niveau pour relever les défis d’un monde en mutation et en faire des acteurs-clés du changement. Polytechnique Montréal réalise des recherches répondant aux grands enjeux sociaux et influence son environnement sur le plan intellectuel, économique et social. 

Ce contenu a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir en collaboration avec l’annonceur. L’équipe éditoriale du Devoir n’a joué aucun rôle dans la production de ce contenu.

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