La Virée du Saint-Laurent : une tournée écoresponsable au fil de l’eau

Le groupe Qualité Motel en pleine tournée, avec Luis Clavis à la barre.
Photo: Marie-France L’Ecuyer Le groupe Qualité Motel en pleine tournée, avec Luis Clavis à la barre.
Cet été, au lieu de prendre la route, le groupe Qualité Motel a pris le fleuve pour entreprendre une tournée écoresponsable en voilier. Propulsée par plusieurs partenaires, dont TELUS, la tournée a fait halte dans les plus beaux paysages du Québec. Luis Clavis, membre du collectif, raconte l’aventure tant musicale que maritime et humaine.

Intitulée La Virée du Saint-Laurent, cette tournée inusitée a mené le groupe de musiciens de Gaspé à Havre- Saint-Pierre en passant par Sainte-Anne-des-Monts, Matane, Rimouski, Le Bic, Baie-Comeau, l’Île du Grand Caoui et Sept-Îles. À chaque étape, la joyeuse bande de Qualité Motel présentait un concert gratuit, avec le Saint-Laurent en toile de fond.

Photo: Marie-France L’Ecuyer
Inspirés par le fleuve Le concept d’une tournée écoresponsable émettant le moins de GES possible germait depuis quelques années. Au fil des discussions, les membres du groupe Qualité Motel ont constaté que leurs petits gestes pouvaient avoir des impacts concrets sur l’environnement. À leur échelle, ils se sont dit qu’ils pouvaient changer leurs façons de faire.

« On voulait faire une tournée en région qui soit aussi carboneutre que possible, explique Luis Clavis. On a voulu évaluer la faisabilité d’un tel projet et savoir comment faire coexister un spectacle et un bateau. » Le groupe ne s’est pas contenté de donner des spectacles : il a aussi mis cinq corvées de nettoyage des berges au programme. « On voulait valoriser le fleuve et les paysages », précise Luis.

Grâce à un don de 10 000 $ de TELUS à Organisation Bleue, un OBNL qui associe la vulgarisation scientifique et la créativité médiatique au profit de la préservation de l’environnement, les gars de Qualité Motel ont pu nettoyer et embellir les rives tout le long de leur périple. Avec la participation de près de 170 bénévoles locaux, ils ont amassé plus de 1000 kilogrammes de déchets.

Photo: Telus
Toute une organisation ! Partir en tournée sur la route demande une solide préparation et une logistique à toute épreuve. En voilier, les choses sont encore plus complexes.
« Il faut rentrer tout le matériel et neuf personnes dans un bateau de 43 pieds, souligne Luis. Heureusement, avec le projet Qualité Motel, on voyage plus léger. »

Pour réussir ce tour de force, l’équipe a pu compter sur des brasseries et artisans de cuisine locale, de même que sur des partenaires qui ont fourni de l’équipement sonore sur place. Comment les membres de Qualité Motel ont-ils réussi à assurer la promotion des concerts et du nettoyage des berges tout en naviguant sur les flots ? « On n’a pas cessé d’utiliser nos médias sociaux, répond Luis en souriant. On postait des photos, on rappelait les dates, tout ça grâce à la disponibilité du réseau de Telus en plein cœur du golfe. »

Photo: La Belle Vie Sailing
Survivre dans un petit espace À bord, les cinq musiciens du groupe étaient accompagnés de deux personnes qui documentaient l’aventure, ainsi que du couple propriétaire du voilier. La proximité imposée, lorsque chaque espace est utilisé, mesuré, calculé, fait qu’on risque de se marcher sur les pieds, mais tout s’est bien passé. « Depuis des années, raconte Luis, on loue des chalets ensemble. Parfois, c’est même un dortoir. Vivre l’un sur l’autre, ce n’est pas un problème. Ce qui m’a frappé pendant la virée, c’est qu’on dispose d’une grande liberté, qu’on peut jeter l’ancre ici ou ailleurs. Et puis, en même temps, on est emprisonnés dans un petit espace dont on ne peut pas sortir. »

Le voyage s’est déroulé sans encombre, à part la fin de la queue de l’ouragan Ida, rencontrée en route vers Sept-Îles. « On a eu des vents de 30 nœuds de front pendant plus de 12 heures, se souvient Luis. Il a fallu sortir le moteur pour affronter les vagues. » Ce qui n’a pas empêché Luis et son équipe d’avoir un véritable coup de cœur en arrivant à destination. « On était souvent allés jouer à Sept-Îles, mais c’était la première fois qu’on arrivait par l’eau. C’est l’un des plus beaux paysages que j’aie vus. »

Photo: Marie-France L’Ecuyer
Lancer la conversation Cette grande virée a permis au groupe d’échanger comme jamais avec le public. Une tournée écoresponsable donne envie de parler de sujets importants, et le nettoyage des berges, en particulier, a suscité bien des échanges. De plus, les spectacles donnés dans des endroits aussi inusités que les berges permettent aux gens du coin de redécouvrir leur région.

« Au fil de nos tournées au Québec depuis 15 ans, on a souvent tourné autour du fleuve, constate Luis. Il était logique qu’un jour ça se fasse en bateau. En suivant un autre rythme, on a reconsidéré notre rapport avec les horaires et les échéanciers. Nous étions poussés par le vent au lieu d’être pressés par le temps. » Le public, charmé, a suivi.




La collaboration entre TELUS et La Virée du Saint-Laurent était des plus naturelles puisqu’elle allie l’engagement de longue date de TELUS à contribuer au rayonnement des artistes d’ici avec ses objectifs ambitieux en matière de durabilité, dont celui d’être carboneutre et zéro déchet d’ici 2030. Pour plus de détails sur l’engagement de TELUS à créer un futur meilleur et durable et à utiliser ses technologies pour aider les collectivités, visitez telus.com/futur.

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