Rentrée scolaire 2021: L’éducation au cœur de la relance post-pandémique

Par Alain Tittley
Collaboration spéciale

Dans le contexte d’un retour en classe fort particulier pour les élèves, les parents et le personnel scolaire, les défis à relever seront nombreux. Éric Gingras, le tout nouveau président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) – qui représente près de 120 000 membres travaillant dans le milieu de l’éducation – aborde toutefois cette rentrée avec optimisme.

Éric Gingras est entré en poste le 30 juin dernier, au moment où s’orcherstrait déjà la rentrée scolaire. Après avoir démarré sa carrière en enseignement au niveau primaire auprès de clientèles issues de milieux défavorisés et pluriethniques, cet homme d’action et de terrain a développé au fil des ans une solide expertise en négociations et en relations de travail qui l’ont mené, entre autres, à la présidence du syndicat Champlain, une association représentant le personnel enseignant et de soutien qui occupe une place importante dans les rangs de la centrale. Un parcours qui lui a donné une perspective unique sur les forces qui transforment la société et leurs répercussions sur le milieu de l’éducation.

Une vision collaborative
Pour le président de la CSQ, pas de doute, la rentrée posera son lot de défis. « Après l’année que les jeunes viennent de vivre, la consolidation des acquis sera une priorité. Il va falloir être très présents auprès d’eux pour les aider à combler des déficits d’ordre scolaire, social et affectif. Mais la beauté du réseau de l’éducation, c’est que les enseignants, les professionnels et le personnel de soutien travaillent en équipe aussi bien en classe, au service de garde que lors des activités parascolaires. Des efforts particuliers devront être déployés pour coordonner les initiatives de chacun, surtout dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, mais nos membres sont résilients et engagés. »

Un retour en classe attendu
Comme l’explique Éric Gingras, parents et élèves souhaitent vivre une année scolaire sans surprises. « Une année où on sait quand on va à l’école, et où on sait ce qui va s’y passer. Or, le plan de la rentrée annoncé le 11 août dernier confirme que ce ne sera pas le cas cette année. Même si la vaccination des 12 ans à 17 ans dépasse toutes les attentes, on peut présumer qu’il y aura une recrudescence des cas de contamination. Avec la quatrième vague, le réseau de l’éducation doit plus que jamais être bien préparé. » Malgré ces incertitudes, le président de la CSQ demeure confiant. « Je souhaite que la rentrée 2021 soit positive. Nos membres sont mobilisés et ils vont se retrousser les manches pour qu’il se passe de belles choses dans le réseau scolaire. »

Éric Gingras, président de la Centrale des syndicats du Québec.
Le défi du manque de personnel

Comment faire en sorte que l’éducation devienne la pierre d’assise de la relance post-pandémie ? « Compte tenu de la pénurie de personnel qui est criante dans notre réseau, il est entendu que le gouvernement Legault devra en faire davantage, commente Éric Gingras. Le ministre de l’Éducation a déclaré vouloir aller de l’avant avec des formations plus rapides, comme cela a été fait pour les préposés aux bénéficiaires. Nous ne sommes pas contre, mais nous ne voulons pas de formations au rabais. À l’heure actuelle, nous avons, d’un côté, des employés ayant reçu une formation professionnelle qui disposent de tous les outils nécessaires, et de l’autre, du personnel non qualifié qui, malgré sa bonne volonté, demande de l’encadrement.  »

En attendant, Éric Gingras soutient qu’il faut valoriser le personnel scolaire et lui offrir des conditions de travail qui assureront l’adhésion de la relève. « Ces employés sont une mine d’or dont il faut prendre soin, et le gouvernement doit devenir un employeur de choix. L’éducation doit être une priorité au Québec, et ce sera mon travail, à titre de président de la CSQ, de porter ce message et de faire pression sur le gouvernement pour qu’il s’implique davantage dans la valorisation des professions.  »

Et la qualité de l’air ?

Éric Gingras est préoccupé par la situation. « Il est déplorable que la gestion de ce dossier si important soit un tel fiasco. Pandémie ou pas, la qualité de l’air doit être une priorité. Il n’est pas normal que le personnel et les jeunes, qui passent jusqu’à onze heures par jour dans nos écoles, soient contraints à fréquenter des salles de classe où le niveau de qualité de l’air est incertain, voire inconnu. »

La mission principale de la CSQ consiste à promouvoir et à défendre les intérêts économiques, professionnels et sociaux des membres qu’elle représente, dans le respect des valeurs fondamentales d’égalité, de solidarité, de justice sociale, de liberté, de démocratie et de coopération.

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