Laiterie Lilogru: une histoire de terroir et de solidarité

Photo: François Perras
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Maude Dumas collaboration spéciale

Établi depuis 15 ans sur le site exceptionnel de L’Isle-aux-Grues, le producteur laitier Frédéric Poulin travaille, en collaboration avec ses confrères et la fromagerie locale, à préserver le patrimoine agricole de sa région. Une belle histoire de détermination, de solidarité et de respect du terroir.


« J’ai le beat du lait. Un beau troupeau de vaches en santé, ça me parle ! ». Pourtant, Frédéric Poulin, qui est fils d’agriculteur, a longtemps évité de marcher sur les traces de son père. Il a pratiqué plusieurs métiers sans y trouver son bonheur avant de constater qu’au fond, sa vocation était de travailler sur une ferme.

Tout se concrétise lors d’une visite à L’Isle-aux-Grues, où résident les parents de sa conjointe. Le couple apprend que la fromagerie locale cherche quelqu’un pour prendre le relais. La décision est prise en 15 secondes, ne restait qu’à trouver le financement. En attendant, la Fromagerie Île-aux-Grues leur donne un coup de pouce en leur fournissant six vaches, dont la production allait lui être destinée en exclusivité. Les débuts ne sont pas faciles – Frédéric n’est pas près d’oublier que sa conjointe, enceinte de huit mois, l’aidait à la comptabilité et à la traite des vaches – mais le troupeau grandit et la ferme est prospère.

En 2004, Frédéric fonde la Ferme Lilogru. Au fil des ans, il acquiert les fermes de plusieurs producteurs retraités, et il devient président de la fromagerie. Il demeure à ce jour administrateur de La Coop Agrilait. « On peut dire que la fromagerie est LE plus gros moteur économique de l’île: 20 personnes y travaillent, et la ferme fait vivre les familles de sept employés à temps partiel du Mexique et du Guatemala. »

Plus forts ensemble L’histoire de la fromagerie est étroitement liée à celle des producteurs laitiers de l’île, dévoués depuis longtemps à la valorisation de leur terroir. La Société coopérative agricole de l’Île-aux-Grues voit le jour en 1976, lorsque les 14 producteurs laitiers du site se regroupent pour fabriquer des fromages reflétant leur culture et leur identité. Depuis, le nombre de producteurs a diminué, mais l’esprit de solidarité est plus fort que jamais.

Encore aujourd’hui, tous les produits de la fromagerie sont fabriqués en exclusivité avec le lait des trois producteurs insulaires qui, comme la ferme Lilogru, sont en activité. « Nous contribuons à la création d’un produit vraiment distinctif, commente Frédéric Poulin. On a un sentiment d’appartenance ben ben fort pour ce qu’on produit. Oui, les gens achètent le fromage. Mais ils achètent aussi l’histoire, le terroir, tout ce qui vient avec. »

Un site inspirant La beauté sauvage de L’Isle-aux-Grues et des îles avoisinantes a attiré des artistes comme Jean-Paul Riopelle et Marc Séguin. La fromagerie leur rend hommage avec deux produits d’exception qui affichent une de leurs œuvres sur l’emballage : le Riopelle de l’Isle et La Bête-à-Séguin. Le site attire aussi de nombreux touristes, qui s’arrêtent à la fromagerie. Comme l’explique le producteur, «  lorsqu’ils achètent des fromages, ils achètent aussi les montagnes, le soleil, la traversée en bateau, l’histoire de tous ceux qui ont maintenu la fromagerie depuis les débuts. »

Les vaches de Frédéric donnent un lait riche qui convient particulièrement à la fabrication des fromages fins de l’île, et il est fier que le succès remporté par ceux-ci entraîne des retombées économiques importantes dans la région. « J’ai toujours dit que j’aimais ça, travailler pour une cause qui est plus grande que la mienne », conclut-il. Et c’est à L’Isle-aux-Grues que cela s’est concrétisé.

La force collective au service de la population

Les consommateurs s’intéressent de plus en plus à l’alimentation locale, et les membres de La Coop fédérée travaillent fort pour répondre à leurs besoins en misant sur la force collective des agriculteurs québécois. Depuis près de 100 ans, elle encourage les femmes et les hommes qui, d’une génération à l’autre, se sont succédé pour faire en sorte que la population ait accès à des produits locaux de qualité. Comme l’explique Frédéric Poulin, « On est capables de suivre nos produits de la terre jusque sur la table des consommateurs. C’est ça, notre fierté. »

Information: lacoop.coop

 

La Coop fédérée génère un chiffre d’affaires de 6,3 milliards et compte au total 14  000 employés et 120  000 membres, producteurs agricoles et consommateurs. Elle figure parmi les 100 meilleurs employeurs à Montréal. Sa mission est de répondre aux différents enjeux propres aux fermes d’ici, à savoir la concurrence internationale, la pression des consommateurs en faveur d’aliments sains produits de manière responsable, ou encore la réduction de leur empreinte écologique. La Coop fédérée détient trois divisions d’affaires : Sollio Agriculture, Olymel et le Groupe BMR. Cet article a été rédigé par l’équipe du Devoir, à partir du contenu produit dans le cadre de la campagne On récolte ce qu’on aime de La Coop fédérée.

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