Industrie minière: la route du fer

La mine de Mont-Wright, en activité 24 heures sur 24, 365 jours par année.
Photo: La mine de Mont-Wright, en activité 24 heures sur 24, 365 jours par année.
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Extrait chez nous, au Québec, le fer est le plus important matériau de construction et d’ingénierie de la planète. Une fois transformé en acier, non seulement il entre dans la composition d’objets que nous utilisons au quotidien, mais il confère aussi son incomparable solidité aux moyens de transport, aux bâtiments, aux infrastructures et aux grandes réalisations indispensables dans notre société. Depuis son extraction dans un immense complexe minier exploité sur la Côte-Nord par ArcelorMittal jusqu’à sa transformation dans les installations de Port-Cartier et de Contrecœur, en Montérégie, suivons le parcours de cette véritable force de la nature.

Extraction à Fermont   C’est dans cette ville minière, à la frontière du Québec et du Labrador, que démarre la route du fer. On y trouve l’immense site minier de Mont-Wright, qui occupe une superficie de 24 kilomètres carrés (ce qui représente 5000 terrains de football!), ainsi que la mine de Fire Lake. Ensemble, ces sites produisent chaque année plus de 26 millions de tonnes de concentré de minerai de fer, soit l’équivalent de 17 millions de Toyota Prius ou près de 100 000 avions gros-porteurs comme l’Airbus 380! Pour être aussi productives, les mines sont en activité 24 heures sur 24, 365 jours par année. Le complexe minier, qui génère d’importantes retombées socio-économiques dans la région, emploie plus de 1000 travailleurs, ce qui fait d’ArcelorMittal le plus important employeur de la Côte-Nord.
Des équipements à la hauteur du projet!

La première étape de l’extraction du fer consiste à percer des trous dans le roc pour y insérer une émulsion explosive. Une fois fragmentée, la roche est chargée dans des camions géants par de puissantes pelles, capables de soulever 100 tonnes de minerai. Elle est ensuite acheminée vers des concasseurs giratoires, puis dans un concentrateur qui reçoit en continu la matière brute dans d’immenses silos. Les blocs de minerai y sont broyés en s’entrechoquant, et les particules qui en résultent sont tamisées par vibration. La matière est par la suite dirigée vers des circuits de spirales pour l’étape de concentration, qui fonctionne selon le principe d’une centrifugeuse. Le concentré de minerai est maintenant prêt à être envoyé à Port-Cartier par voie ferroviaire, sur 420 km de chemin de fer privé appartenant à ArcelorMittal.
 

Chaque jour, le trajet est effectué par quatre à cinq convois de 160 à 210 wagons qui font de 1,7 à 2,2 kilomètres de long. À l’arrivée, environ un tiers du concentré (10 millions de tonnes) sera converti en boulettes d’oxyde de fer à l’usine de bouletage.

Bouletage à Port-Cartier L’usine de Port-Cartier est l’une des plus performantes au monde dans sa catégorie. Grâce à la détermination et à l’ingéniosité de ses 250 travailleurs, sa production annuelle, qui à l’origine devait atteindre les 6 millions de tonnes de boulettes, dépasse aujourd’hui les 10 millions de tonnes.

Un des leaders de cette équipe performante, l’ingénieur Romain Prêcheur, travaille sur le site depuis 2011. Le Chef, Procédé, Métallurgie et Recherche nous explique le processus de transformation qui s’effectue à son usine.
L’ingénieur Romain Prêcheur.

« Le concentré est acheminé vers des broyeurs, où il passera de la taille de grains de sable à une consistance de farine. On enlève les traces de silice, on incorpore des additifs minéraux, puis on envoie le concentré dans des disques de bouletage
L’usine de bouletage de Port-Cartier, parmi les plus performantes au monde.
Grâce à la force centrifuge, des boulettes se forment et grossissent jusqu’à atteindre le diamètre souhaité. On tamise ensuite les boulettes, puis on les achemine vers des fours où elles cuiront à 1350 °C. On obtient alors un produit fini, soit des boulettes avec les caractéristiques physiques, chimiques et métallurgiques demandées par les clients. »
Des boulettes de fer produites sur la Côte-Nord.
L’usine de Port-Cartier effectue actuellement des tests pour se convertir au gaz naturel. « Les avantages du gaz naturel sont multiples, explique Romain Prêcheur. On estime qu’avec cette énergie, on peut réduire de 30 % les émissions de gaz à effet de serre tout en maintenant la même qualité de produit. C’est ce qui nous motive! Quant à l’électricité, elle fait évidemment partie des solutions que nous envisageons, mais la technologie n’est pas assez mature pour l’instant. »

La question environnementale est une priorité pour l’ingénieur. « Derrière l’industrie minière, il y a des travailleurs comme moi, comme mes collègues, qui ont une conscience écologique. Je suis un jeune père de famille, je veux léguer à mon fils de 14 mois une planète en bon état. Nous travaillons tous les jours, par le biais de projets et d’initiatives, à réduire l’empreinte environnementale de notre industrie. Et ce que nous faisons ici à Port-Cartier a une incidence sur toute la chaîne de transformation du fer, des mines jusqu’à la barre d’acier.»
Du concentré de fer prêt à être chargé dans d’immenses bateaux.
 
Expédition, ici et à l’international Le concentré et les boulettes d’oxyde de fer sont ensuite chargés sur des bateaux dans le plus grand port privé au Canada, qui peut accueillir près de 500 navires chaque année. Les différents produits sont acheminés partout dans le monde, ainsi qu’aux installations d’ArcelorMittal de Contrecœur, en Montérégie, où se déroule l’étape suivante du cycle du fer.

Transformation en acier et recyclage à Contrecœur L’acier est un alliage métallique constitué principalement de fer, auquel on ajoute une petite proportion de carbone. C’est ce processus qui se fait dans les deux aciéries de Contrecœur.

Les boulettes sont fondues à haute température, puis coulées en plaques, en brames ou en billettes, qui seront par la suite utilisées par différentes industries pour construire des véhicules, des infrastructures ou des produits de télécommunications, de même que pour fabriquer des objets de consommation, comme des cintres, des outils ou des ordinateurs.

L’acier est aussi transformé sur place en barres pour lames de ressort utilisées par l’industrie automobile dans la construction de camions légers et lourds, en barres d’armature pour renforcer les structures de béton des routes, des bâtiments et des infrastructures, en barres d’acier de qualité spéciale ou de qualité marchande à vocation industrielle, en fil machine pour les produits maillés et le soudage, de même qu’en fil tréfilé, qui pourra par exemple être utilisé par l’industrie des télécommunications après avoir été galvanisé.

Les installations de Contrecœur consacrent aussi une grande partie de leurs activités au recyclage. Avec plus d’un million de tonnes de ferraille recyclées annuellement en acier, ArcelorMittal est l’un des plus grands recycleurs au Québec. Le site donne donc un bon coup de pouce à l’environnement, surtout lorsqu’on prend en considération le fait que les aciéries utilisent de l’énergie hydroélectrique pour leurs activités.

Un matériau indispensable, qui se recycle à l’infini Des boîtes de conserve qui se transforment en vélos ou en chariots d’épicerie, de vieux wagons de métro qui trouvent une seconde vie dans la construction de bâtiments… L’acier se recycle à l’infini, et ses propriétés magnétiques, qui permettent de l’isoler facilement des matières indésirables, en font un matériau de choix pour une économie circulaire s’inscrivant dans le cadre du développement durable.

Comme l’explique Romain Prêcheur, on apprécie l’acier non seulement pour sa remarquable polyvalence, mais aussi pour sa solidité à toute épreuve. « C’est ce métal qui détermine la résistance d’une infrastructure, d’un bâtiment, d’un gratte-ciel ou d’un véhicule. Un facteur extrêmement important, parce qu’il va ultimement garantir la sécurité des citoyens et protéger leur vie. »

Une réalisation dont l’ingénieur est particulièrement fier? « Notre participation à la construction du nouveau pont Samuel-De Champlain. Forcément, toutes les personnes qui travaillent dans la chaîne de production du fer — comme tous ceux qui ont travaillé à ce grand projet — éprouvent ce sentiment. C’est une belle et grande réalisation québécoise, c’est une page de notre histoire qui s’est écrite. Je n’ai pas encore emprunté ce pont, mais j’espère le faire bientôt, et je compte bien le voir tenir debout très longtemps! »

Développement en région :
le facteur humain
Les activités d’ArcelorMittal, qui gère toutes les étapes du cycle du fer — de son extraction à sa transformation — engendrent des retombées socio-économiques majeures dans plusieurs régions du Québec. Non seulement la société sidérurgique et minière crée des milliers d’emplois, mais elle s’investit aussi dans la vie communautaire, s’implique dans les programmes d’éducation, participe au développement des affaires et favorise les achats locaux.

Pour l’ingénieur Romain Prêcheur, c’est ce qui fait toute la différence.

« On ne choisit pas l’endroit où on exploite le fer. On suit la nature, qui l’a déposé à l’endroit où il se trouve il y a des millions d’années, et on construit les installations industrielles en conséquence. Je considère que c’est une chance. Au Québec, c’est ce qui a permis le développement et la valorisation de régions éloignées des grands centres urbains.

Je suis un immigrant, originaire du nord-est de la France. J’aurais pu, comme tant d’autres, choisir de faire carrière à Montréal. Mais je suis arrivé sur la Côte-Nord pour faire un stage et je suis tombé amoureux de la région. J’ai rencontré celle qui est devenue ma femme, et qui travaille aujourd’hui comme moi à l’usine. Je suis ici depuis dix ans, et je ne le regrette pas une seconde!

Je suis très, très heureux de vivre sur le site magnifique de Port-Cartier, au bord de l’eau, d’y avoir fondé une famille et de faire partie d’une communauté que certaines personnes pourraient trouver petite, mais qui est la mienne et que j’aime beaucoup. Et je suis fier d’apporter ma contribution à la construction du Québec.

Une chose est certaine : si ArcelorMittal n’était pas présent sur la Côte-Nord, je n’aurais pas eu cette chance-là! »

 

Créatrice de richesses, l'industrie minière du Québec s'est dotée de processus rigoureux en matière de développement durable afin de mettre en valeur le potentiel minéral québécois dans le respect des gens et de l'environnement. À la base de tous les objets qui nous entourent, l'industrie minière est réellement la force intérieure du Québec.

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