Les coopératives: pour sortir des sentiers battus

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La coopérative a une vision à plus long terme, expose Ghislain Gervais, président de La Coop fédérée. Nous ne sommes pas soumis à la loi des trimestres, ce qui nous permet de prendre plus de risques, de sortir des sentiers battus, d’innover. »

Le modèle coopératif comporte aussi de nombreux avantages, continue-t-il, tels que la mise en commun des ressources, le contrôle par l’ensemble des membres qui en sont propriétaires selon le principe « un membre, un vote » et la participation active au développement local et régional.

Un modèle d’avenir pour l’industrie agroalimentaire Selon M.Gervais, le modèle coopératif est la réponse la plus pertinente à la pérennité de l’industrie agroalimentaire québécoise et canadienne. La Coop fédérée est aujourd’hui le premier groupe agroalimentaire au Québec et le seul qui soit pancanadien. Stéphane Dufour, copropriétaire avec plusieurs autres membres de sa famille de la ferme laitière et céréalière Les Belles Récoltes, dans Charlevoix, est à même de constater ce que le modèle coopératif lui permet de réaliser. Aujourd’hui, la moitié de ses cultures sont biologiques.

« C’est un réseau qui partage des connaissances, explique le jeune agriculteur. Nous, les producteurs, nous allons aux champs. On constate des choses, on les partage et d’autres personnes nous aiguillent. En étant membres de La Coop, nous avons accès à des experts avec lesquels nous pouvons communiquer en temps réel. »

Et ce partage de connaissances est nécessaire pour l’industrie, croit Stéphane Dufour. Celui-ci raconte avoir fait un séjour dans des fermes biologiques de l’Ontario pour parfaire les siennes. Il s’inspire maintenant de ce qu’il y a vu pour moderniser son étable. Les vaches auront notamment beaucoup plus d’espace et n’auront aucune contrainte pour se lever et se coucher.

« L’industrie doit se réinventer pour adopter notamment des pratiques qui respectent les principes de développement durable, poursuit Ghislain Gervais. Cette réinvention passe par l’innovation. »

Vers des fermes intelligentes La Coop fédérée consacre annuellement plusieurs millions de dollars à la recherche sur les productions végétales et animales, sur les évolutions dans le domaine de la génétique, ainsi que sur toutes les technologies intelligentes. De ces recherches est née AgConnexion, une plateforme numérique intégrée qui offre aux producteurs agricoles des outils performants pour prendre les meilleures décisions agronomiques et de gestion.

Car la réalité et les besoins dans les fermes évoluent. « L’avenir, c’est la ferme intelligente », fait valoir Stéphane Dufour. Il est par exemple maintenant possible de faire fonctionner des tracteurs sans pilote, à partir de robots guidés par satellite. Ceux-ci sont programmés pour doser avec précision la quantité de fertilisants à épandre en fonction des besoins du sol et des plantes.

Une panoplie d’informations peuvent alors être stockées dans la plateforme AgConnexion. Ces données, disponibles en temps réel, aident à la prise de décisions. « Grâce à l’effet de groupe, grâce aux ressources que nous mutualisons et parce que ce sont les membres qui prennent les décisions et que nous sommes les mieux placés pour connaître les besoins des producteurs, faire partie d’une coopérative est un atout considérable », conclut Stéphane Dufour.

Les coopératives et mutuelles, c’est…

39 milliards C’est le chiffre d’affaires global de toutes les coopératives québécoises, selon les données du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM). Les coopératives et mutuelles de services financiers et d’assurances génèrent 42 % de ce total, avec des revenus annuels de 16,3 milliards de dollars.

 14,6 milliards Le secteur agroalimentaire engendre 14,6 milliards par année de revenus, soit 37 % du total des coopératives au Québec. Les 232 coopératives de ce secteur emploient 24 300 personnes.

 

La Coop fédérée génère un chiffre d’affaires de 6,3 milliards et compte au total 14  000 employés et 120  000 membres, producteurs agricoles et consommateurs. Elle figure parmi les 100 meilleurs employeurs à Montréal. Sa mission est de répondre aux différents enjeux propres aux fermes d’ici, à savoir la concurrence internationale, la pression des consommateurs en faveur d’aliments sains produits de manière responsable, ou encore la réduction de leur empreinte écologique. La Coop détient trois divisions d’affaires : le Groupe BMR, Olymel et Sollio Agriculture.

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