Alimentation et environnement Le porc du Québec: un choix plein de bon sens

Le porc du Québec, local et bien élevé, est une des viandes ayant les plus faibles bilans carbone et eau au monde. C’est donc un excellent choix pour ceux qui désirent adopter une alimentation saine et responsable. Tour d’horizon des options à considérer pour réduire l’empreinte environnementale de son panier d’épicerie.

C’est un fait : environ 25 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) responsables du réchauffement climatique sont directement liées à l’alimentation des 7 milliards (bientôt 8 !) d’êtres humains qui habitent notre planète. Un chiffre qui risque d’augmenter puisque les habitudes de consommation à l’échelle mondiale sont de plus en plus polluantes, notamment en raison de l’émergence de la classe moyenne en Chine et en Inde.

Rappelons que les émissions de GES sont liées non seulement à l’élevage des animaux, à la pêche et à l’agriculture, mais aussi à la chaîne de production des aliments, qui comprend le conditionnement, l’emballage, le transport et la distribution, sans oublier la question de la déforestation. Tous ces facteurs doivent être pris en considération.

Nous voulons tous diminuer l’impact de notre panier d’épicerie sur l’environnement, mais par où commencer ? Manger local ? Manger bio ? En finir une fois pour toutes avec le gaspillage ? Toutes ces réponses sont valables, mais un changement très « payant » à faire est, sans contredit, de choisir judicieusement ses sources de protéines.

Une question d’équilibre Chacun sait que les protéines à base de plantes ont un impact moindre sur l’environnement que les protéines d’origine animale. Cela dit, il n’est pas nécessaire de changer son alimentation de façon radicale, en adoptant un régime végane ou végétarien, par exemple, pour apporter sa contribution.

Une décision qui aura un impact majeur sur la santé de notre planète, comme sur notre santé et celle de notre famille, est celle de bien choisir les sources de protéines animales et de les consommer en alternance avec des protéines végétales comme le tofu, les légumineuses et les noix. Et ce, tout en réservant une place importante aux fruits, aux légumes et aux grains entiers.
 

En ce qui a trait aux sources animales, le porc, dont la production émet nettement moins de GES que les autres viandes rouges d’élevage, est une excellente option, tout comme les volailles et les œufs. Surtout lorsqu’on prend en considération que la quantité de CO2 émise par kilogramme de porc du Québec est la plus faible de toutes les industries porcines au monde, et que son bilan carbone est 31 % plus bas que la moyenne mondiale.

La question des crustacés d’aquaculture On sera peut-être surpris d’apprendre que l’aquaculture des crustacés peut générer nettement plus de GES (plus du double, en fait) que le porc. Si les coquillages — moules, palourdes, huîtres — et le saumon issus de l’aquaculture locale ou nordique émettent peu de GES, il en va autrement des crustacés tels que les crevettes de l’Asie du Sud-Est, notamment en raison de la destruction d’écosystèmes végétaux pour installer des parcs d’aquaculture. Parce que la déforestation joue aussi un rôle important dans la production de GES ! Il faut donc non seulement considérer la catégorie de protéines lorsque vient le moment de faire des choix, mais aussi le facteur industriel, la provenance et le transport. Une crevette de Thaïlande n’a pas la même empreinte carbone qu’une crevette de Matane.

La solution est-elle de manger local ? C’est une bonne idée. Bon à savoir : les produits non ou peu périssables qui voyagent par bateau (comme le poisson congelé ou les bananes) laissent des empreintes infiniment plus petites que les produits fragiles comme les poissons et fruits de mer frais et certains légumes ou fruits qui doivent impérativement voyager par avion. Le porc du Québec serait donc un meilleur choix, si l’on prend en considération les GES liés au transport, que la plupart des fruits de mer et des poissons d’élevage venus d’Asie et d’Amérique du Sud, et une option nettement plus intéressante que l’agneau de Nouvelle-Zélande, qui a parcouru 15 000 km avant d’atterrir dans notre assiette !

Le porc du Québec : un choix sensé, sain, local Notre production porcine se distingue par des émissions de CO2 limitées et par une consommation d’eau deux fois moins élevée que la moyenne mondiale (231 litres par kilo de viande désossée plutôt que 462 litres). En outre, le purin produit par nos porcs est utilisé en agriculture pour fertiliser les champs et favoriser la croissance de différents végétaux. Rien ne se perd !
 

Autre fait remarquable : le porc provenant du Québec n’a jamais reçu d’hormones de croissance. De plus, les normes de biosécurité très strictes — les visiteurs doivent, par exemple, prendre une douche avant de pouvoir entrer dans une ferme porcine — protègent les animaux contre les pathogènes en assurant une propagation minimale des microbes, ce qui prévient l’utilisation des antibiotiques.

Le porc du Québec, en plus de fournir des protéines de première qualité, est une excellente source de zinc, de fer et de vitamine B1. Parce qu’il est particulièrement polyvalent et parce qu’il se mange de la tête à la queue, il peut être apprêté de façon gourmande (pensons bacon, rillettes, côtes levées sur le barbecue !) ou de façon santé sous forme de filets, de médaillons, d’escalopes ou de rôtis maigres et nutritifs. Prisé par les grands chefs comme les chefs de famille, c’est un produit de chez nous dont on peut être fiers et qui a sa place dans un panier d’épicerie responsable.
 


Sources:

https://www.nytimes.com/interactive/2019/04/30/dining/climate-change-food-eating-habits.html?searchResultPosition=1
 
https://science.sciencemag.org/content/360/6392/987/tab-figures-data
 
https://www.ledevoir.com/societe/consommation/545795/etude-les-canadiens-gaspillent-plus-de-nourriture-qu-ils-n-en-consomment

https://www.leseleveursdeporcsduquebec.com/46-7-production-responsable-performance-environnementale.html 



Les Éleveurs de porcs du Québec mettent tout en œuvre pour assurer la prospérité et le développement durable des entreprises porcines de leurs 2800 membres. Ils fournissent un maximum d’information et de formation aux éleveurs pour qu’ils puissent constamment améliorer leurs pratiques et offrir aux consommateurs un produit de qualité supérieure.».

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