Stratèges en IA: tirer parti de la puissance des données

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

L’intelligence artificielle (IA) est aujourd’hui sur toutes les lèvres dans le monde des affaires, et nombre d’entreprises la considèrent comme une priorité stratégique pouvant contribuer à améliorer leur compétitivité… sans trop savoir cependant par quel bout commencer.

Que veut-on faire avec l’IA ? Automatiser une partie du travail ou changer radicalement le modèle d’affaires ? Analyser les données à notre disposition afin de mesurer les indicateurs de performance ou mieux connaître notre clientèle, donc mieux la servir ? Existe-t-il déjà des données disponibles ou va-t-on devoir commencer à les recueillir de façon massive ? Les réponses à ces questions permettront d’évaluer les ressources nécessaires sur le plan tant humain que budgétaire. « Il s’agit, pour les cadres dirigeants de l’entreprise, de bien comprendre le potentiel de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage automatique, explique Jean-Marc Gauthier, directeur des relations clients et communications à l’École des dirigeants de HEC Montréal. Vu l’impact potentiel de l’IA sur leurs activités, les entreprises doivent appréhender les enjeux, faire évoluer les processus, développer des compétences, former les équipes et les collaborateurs, recruter les bons profils, etc. »

Partenaire de croissance L’École des dirigeants se présente comme un partenaire de croissance des entreprises. Il lui a donc paru tout naturel, il y a quelques années, de les accompagner sur la voie de l’intelligence artificielle. Depuis deux ans, elle propose aux dirigeants entrepreneurs et autres gestionnaires des formations axées sur le big data, la gouvernance des données, l’intelligence artificielle.

« Le sujet est plus ou moins approfondi, indique M. Gauthier, mais pour nous, il ne s’agit pas uniquement d’un enjeu technique, mais aussi de management. Nous traitons de problématiques humaines, et notamment de gestion du changement. Oui, c’est important de recruter les bonnes personnes, celles qui auront l’expertise technologique nécessaire, mais il faut aussi que la communauté de l’entreprise comprenne bien le projet, qu’elle y adhère et y participe. »
 

 Vu l’impact potentiel de l’IA sur leurs activités, les entreprises doivent appréhender les enjeux, faire évoluer les processus, développer des compétences, former les équipes et les collaborateurs, recruter les bons profils, etc. .

L’objectif est d’abord de démystifier l’intelligence artificielle et de comprendre l’importance des données. Plusieurs formations s’attachent donc à expliquer les principes fondamentaux. Mais depuis ce printemps, l’École des dirigeants en offre également une toute nouvelle, plus approfondie, dont l’objectif est de permettre aux participants de développer leur propre vision stratégique de l’IA.

« La formation Pensez comme un stratège de l’intelligence artificielle se donne sur six jours, indique Jean-François Ouellet, professeur agrégé au Département d’entrepreneuriat et d’innovation de HEC Montréal. Trois fois deux jours en réalité. Le premier module est une introduction à l’intelligence artificielle pour que tout le monde comprenne bien de quoi on parle. Dans un deuxième temps, nous évoquons les différents moyens de créer de la valeur grâce à l’IA et, enfin, nous abordons l’enjeu organisationnel, à savoir la gestion du changement et de l’innovation, l’acquisition et la rétention des talents, ainsi que tout l’aspect financement. »

La course aux données La première cohorte vient tout juste d’achever sa formation. Cette année, ce sont les acteurs du secteur de la finance et de l’assurance qui ont été tout particulièrement ciblés.

« La demande y est grande, car ce secteur se sent très menacé, note M. Ouellet. Les fintechs font beaucoup parler d’elles et ce sont des entreprises dont le modèle d’affaires est basé sur l’IA. Il y a aussi déjà énormément de données dans ce domaine. C’est un peu plus facile que dans d’autres secteurs de faire le saut vers l’IA. »

En effet, les industries générant traditionnellement beaucoup de données, comme celles du secteur bancaire et de l’assurance, mais aussi les communications, la haute technologie, le transport, la logistique ou l’énergie, auront plus de facilités à mettre au point une stratégie en intelligence artificielle. D’autres, telles que le tourisme, la construction, l’éducation ou les services sociaux, sont plus défavorisées.

« Pourtant, toutes les entreprises doivent se mettre à l’heure de l’IA, souligne Jean-François Ouellet. Celles qui ne le font pas vont être très vite menacées. Les données sont une mine d’or, mais il faut en accumuler beaucoup pour que cela soit pertinent. Les entreprises qui tarderont auront du mal à rattraper le train une fois qu’il aura atteint sa vitesse de croisière. »

Plus qu’une mission d’entreprise, le professeur Ouellet estime qu’il s’agit d’une mission sociétale pour tout le Québec. La province est reconnue sur le plan international dans le domaine de la recherche en IA, mais si ces connaissances ne sont pas transférées au sein des entreprises, ce sont tous les Québécois qui en sortiront perdants.  

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