Grand format L’Afghanistan redécouvre ses vieux films

1 Institut afghan du cinéma |

Deux décennies plus tard, ces bobines, sur lesquelles figurent notamment des films oubliés et des images de l’Afghanistan avant qu’il ne glisse dans la violence, sont en cours de numérisation en vue de leur diffusion au grand public.

 

Le projet redonnera vie à de très populaires films afghans aux intrigues basées sur l’amour. Il dévoilera tout un pan de l’histoire de leur pays aux plus jeunes qui n’ont connu que la violence, espèrent ses promoteurs.

Shah Marai Agence France-Presse
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Les bobines doivent d’abord être nettoyées pour enlever la poussière et supprimer les rayures.

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3 Institut afghan du cinéma | Puis le film est projeté, son nom, son réalisateur et son numéro de bobine catalogués, et le film est classé soit comme fiction soit comme documentaire. Shah Marai Agence France-Presse
4 Institut afghan du cinéma | Puis il passe dans une machine qui procède à la numérisation plan par plan. Shah Marai Agence France-Presse
5 Institut afghan du cinéma | Le fonds comprend 32 000 heures de film en 16 mm et 8000 heures de film en 35 mm, mais la classification est toujours en cours. Shah Marai Agence France-Presse
6 Institut afghan du cinéma | Financés par l’État, les films afghans des années 1970 étaient extrêmement populaires. Tournés en langues farsie et pachtoue, ils parlaient d’amour, de culture ou d’amitié. Les images documentaires couvrent la période allant des années 1920 à la fin des années 1970, avant l’invasion soviétique, la guerre civile, le règne des talibans et finalement leur renversement par les Américains en 2001 et la guerre qui fait rage depuis. Shah Marai Agence France-Presse
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L’Institut espère que les vieux films intéresseront des diffuseurs. Un groupe de médias privés prévoit aussi de créer une chaîne en ligne.

 

L’Institut espère également organiser des projections dans des villages isolés, privés d’accès à la télévision ou Internet, en dépit du risque que constituent de tels déplacements dans un pays contrôlé en grande partie par les insurgés.

 

À la vieille génération, les films rappelleraient un passé plus heureux, tandis que pour les jeunes ils pourraient susciter de l’espoir pour l’avenir.

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