Les Exceptionnelles 2014

Mandeville Sun Parasol « Garden Crimson »
Photo: Claude Vallée Mandeville Sun Parasol « Garden Crimson »

Choisies par un groupe d’experts en horticulture ainsi que par plus de 3000 amateurs, voici les Exceptionnelles 2014. Évaluées dans différentes régions du Québec, seules les annuelles les plus performantes se retrouvent dans ce club sélect.

 

Mandeville Sun Parasol « Garden Crimson ». Coup de coeur des visiteurs du Jardin de démonstration Daniel A. Séguin, il a reçu une note parfaite par les juges du programme. Plante grimpante spectaculaire, ce cultivar de Mandeville a des fleurs en trompette d’un rouge intense qui attirent les colibris.

 

Robuste et compact, il ne nécessite pas de support et il est idéal pour les paniers suspendus, les balconnières et les pots. Il résiste bien à la sécheresse et est plus tolérant au froid que les autres séries. Son feuillage lustré et coriace est décoratif, et se cultive au soleil ou à la mi-ombre.

 

Colocasia esculenta Royal Hawaiian « Hawaiian Punch ». Le Colocasia « Hawaiian Punch » a la particularité d’avoir des nervures et un pétiole rouge foncé qui contrastent agréablement avec son feuillage vert lustré. Semi-compact, il se cultive aussi bien en contenant qu’en plate-bande. Il aime le soleil ou la mi-ombre.

 

Afin de le conserver à l’automne, on le taille sévèrement en ne gardant que deux feuilles, on le place dans une pièce ensoleillée et on maintient de l’eau constamment dans la soucoupe.

 

Canna x generalis « South Pacific Scarlet ». Gagnant du concours All-America Selections aux États-Unis, ce cultivar de canna forme une large masse de tiges qui fleurissent tout l’été. Ses grandes fleurs rouge écarlate sont superbes, et son feuillage vert est luxuriant. Comme il est compact, il se cultive très bien en contenant. Sa croissance sera bonne au soleil ou à la mi-ombre, et il se présente bien seul ou en combinaison.

 

Les cannas se conservent facilement d’une année à l’autre. Après une bonne gelée, on taille le feuillage, on enlève tout le sol, puis on entrepose les rhizomes dans un endroit frais et sec.

 

Scaveola aemula « Scampi Blue ». Cette jolie annuelle a des fleurs originales en forme d’éventail. De croissance rapide, ce cultivar au feuillage vert tendre se couvre d’une multitude de fleurs bleues jusqu’au gel. La plante est robuste et compacte, sans jamais être envahissante. Elle se cultive au soleil ou à la mi-ombre, seule ou en mélange. Elle se plante en contenant, en panier suspendu ou en plate-bande.

 

Pennisetum purpureum « First Knight ». Le cultivar « First Knight » est le dernier-né de la série « The Royal Collection », un programme d’hybridation du millet du Collège des sciences de l’agriculture et de l’environnement de l’Université de la Georgie. Sa couleur pourpre foncée est inégalée chez les Pennisetum. Plus compact que le cultivar Prince, il se cultive bien en pot, mais aussi en plate-bande et en massif. Il performe particulièrement dans les endroits chauds et ensoleillés et s’utilise seul ou en combinaison.

 

Calibrachoa Superbells « Pomegranata Punch ». Ce calibrachoa se distingue par ses fleurs d’un rouge cramoisi presque noir au centre, mais dont le coeur est illuminé d’une touche de jaune. Sa floraison abondante distribuée sur de nombreuses tiges solides se poursuit tard en saison. Ce cultivar aime le soleil, mais se cultive aussi à la mi-ombre. Il est joli autant seul qu’en combinaison, et s’utilise pour les contenants, les plates-bandes ou les paniers suspendus.

 

La suite des Exceptionnelles 2014 la semaine prochaine.

 

 

Départ du Jardin botanique

 

Gilles Vincent, directeur du Jardin botanique de Montréal entre 1997 et 1999 et depuis 2003, quitte ses fonctions après 30 ans d’une longue et belle carrière, où il fut aussi botaniste, conservateur et chef de division. Ardent défenseur des missions du Jardin, soit l’éducation et la diffusion, la conservation et la recherche, il laisse derrière lui l’empreinte originale et distincte de son esprit d’ouverture et de sa volonté d’intégrer de nouvelles approches.

 

Il a été à l’origine d’un grand nombre de projets : Papillons en liberté (1998), le Rendez-vous (1998), les jardins de ville (1997), les jardins des nouveautés (1998), la cour des sens (1999). Il a contribué au réaménagement des infrastructures d’accueil (2006), de la Serre économique tropicale (2007), de la Serre des bégoniacées et gesnériacées, ainsi qu’à la construction du Centre sur la biodiversité de Montréal sur le site du Jardin (2010).

 

Également, il faut souligner son apport au succès des Mosaïcultures internationales en 2013, qui a accueilli plus d’un million de visiteurs en 100 jours. Ses talents de gestionnaire et de visionnaire ont grandement contribué à faire du Jardin botanique l’un des centres de diffusion des sciences botaniques les plus en vue à l’heure actuelle au plan international.

 

Gilles Vincent quitte le Jardin, mais ne quitte pas le secteur pour autant. À titre de conseiller spécial au directeur exécutif, il participera au développement du tout nouveau Jardin botanique de Chenshan à Shanghai, en Chine.


***
 

Au jardin cette semaine

 

Quelques conseils pour la pelouse… En début de saison, on passe un coup de râteau pour éliminer les feuilles mortes et autre débris. On ne racle pas avec force ni vigueur afin de ne pas tout arracher : cette opération n’est pas un déchaumage.

 

On procède à une opération d’aération à l’aide d’un aérateur dans les zones où l’eau ne s’égoutte pas et à tous endroits où le sol est dur et compacté. Ensuite, on passe à l’étape de terreautage afin de nourrir le sol ; une mince couche de compost que l’on étend à l’aide d’un râteau est idéale. À faire de préférence une fois par année. Puis, on ensemence les zones dégarnies avec les semences appropriées.

 

On plante les arbres, les arbustes et les rosiers à racines nues. On fait un peu de ménage en éliminant les tiges mortes et les branches cassées. Il est recommandé de ne pas trop marcher dans les plates-bandes détrempées, particulièrement si le sol est argileux, car cela crée de la compaction et aussi parce qu’il y a risque d’endommager les nouvelles pousses, que l’on discerne à peine.

 

Les Journées des plantes originales

 

Les Journées des plantes originales se tiennent les 3 et 4 mai à la jardinerie Au coin du jardin de Saint-Sauveur. Plusieurs producteurs du Québec seront sur place, dont Arboquebecium et Pépinière Villeneuve (arbres, arbustes, plantes indigènes), la Sélection Réserve naturelle d’Albert Mondor, puis Michel Corbeil et Solo Vivaces (vivaces). Ateliers et conférences sont au menu, et c’est gratuit. L’organisation est présente sur Facebook.

***

Dans la bibliothèque

Mon jardin de plantes médicinales
Comment les cultiver, les conserver, les utiliser

Serge Schall
Larousse
Paris, 2014, 159 pages

Cet excellent auteur de livres sur les plantes et les jardins démontre dans celui-ci à quel point il est simple de cultiver les plantes médicinales pour se soigner. Depuis des milliers d’années, les plantes ont occupé une place de choix dans la médecine et la pharmacologie, et les connaissances sur leur usage sont nombreuses. Cette médecine traditionnelle et ancestrale s’appelle la phytothérapie et elle englobe tous les traitements par les plantes fraîches ou séchées, ou par leurs extraits naturels.

Un jardin de santé est simple à aménager, particulièrement avec ce livre, car à l’aide de l’Index des petits maux et pathologies, on trouve immédiatement le nom des plantes nécessaire pour se soigner. Et aussi parce que semis, multiplication, ainsi que taille, plantation et récoltes avec les modes d’emploi sont clairement expliqués et que les plantes médicinales sont présentées de A à Z.

Un livre de référence agréable, qui donne des conseils pratiques et concis.

Mon jardin de plantes médicinales

Serge Schall

Comment les cultiver, les conserver, les utiliser

Larousse