Internationaux de tennis d'Australie - Nathalie Dechy impériale
Photo : Agence Reuters
Pour la première fois de sa carrière, Nathalie Dechy se retrouve dans le dernier carré d’un Grand Chelem.
Melbourne — À 25 ans, la Française Nathalie Dechy, 19e tête de série, s'est qualifiée pour une demi-finale des Internationaux d'Australie en se défaisant de la Suissesse Patty Schnyder (no 12), 5-7, 6-1, 7-5.
Jamais auparavant elle n'avait accédé aux quarts en Grand Chelem. Et la voilà, à l'occasion de sa 37e participation à un tournoi du Grand Chelem, installée dans le dernier carré.
«J'en suis fière. C'était mon esprit de combat qui m'a permis de gagner. Je n'y ai jamais renoncé», a-t-elle déclaré.
Sommée d'expliquer cette éclosion tardive au plus haut niveau, Dechy n'a pu que répéter: «Je commence à avoir confiance en moi et d'être fière de ce que j'ai déjà réalisé.»
Car chez elle, la réticente, la tranquille, l'introvertie, il est désormais clair que l'appétit vient en mangeant. Et que son choix de Groeneveld comme entraîneur, celui qui avait mené Mary Pierce vers son premier sacre ici même en 1995, son déplacement vers Amsterdam pour se préparer, sa sortie du cocon de la Fédération, ont produit le déclic dont les résultats s'étalent au soleil de Melbourne.
Groeneveld est précis à propos des qualités de son nouvel élève: «Elle est forte dans sa tête, elle possède une lecture claire du jeu et se concentre bien, elle a une bonne technique. Mais il lui manque une arme puissante. Elle ne s'offre donc que peu de points "cadeaux". Elle doit travailler dur. Et elle est prête à le faire», dit-il.
Et de poursuivre: «Seulement il ne faut plus qu'elle attende la balle. Il faut agir, pas réagir. Prendre des initiatives comme elle vient de faire en changeant de préparation. Je suis ravi que ses initiatives s'avèrent si vite payantes!»
Dechy aussi: «Surtout, j'y crois!», dit-elle avec conviction. «Il y a de la confiance et une fierté à propos de ce que j'ai déjà réalisé. Je suis tellement heureuse de me retrouver en demi-finale d'un Grand Chelem.»
En demi-finale, Dechy rencontrera la tête de série numéro 1 et triple championne majeure, Lindsay Davenport, l'Américaine ayant écarté en quarts l'Australienne Alicia Molik (no 10), 6-4, 4-6, 9-7.
Davenport, qui a battu Dechy en deux sets à Sydney il y a deux semaines, mène par 5 victoires à 0 dans les duels qui les ont opposées.
La deuxième demi-finale du tableau féminin, aujourd'hui, verra le choc entre la Russe Maria Sharapova (no 4), championne de Wimbledon 2004, et l'Américaine Serena Williams (no 7), six fois vainqueur en Grand Chelem et titrée ici en 2003.
Les quatre premières têtes de série masculines en demi-finales
Andy Roddick a eu la tâche plus facile qu'il y a deux ans pour accéder aux demi-finales des Internationaux de tennis d'Australie, un sort que ne peut que lui envier Lleyton Hewitt.
Roddick, qui n'a joué en moyenne qu'une heure et demie par match, n'a même pas eu à compléter son affrontement contre Nikolay Davydenko en quarts de finale. Ennuyé par des problèmes de respiration une deuxième fois de suite, le Russe a déclaré forfait alors que Roddick, deuxième tête de série, menait 6-3, 7-5, 4-1.
Ce dernier affrontera maintenant Hewitt (no 3) qui a eu besoin de plus de quatre heures pour éliminer David Nalbandian 6-3, 6-2, 1-6, 3-6, 10-8.
L'autre demi-finale opposera Roger Federer (no 1) à Marat Safin (no 4). Il s'agit de la première fois depuis Wimbledon en 1995 que les quatre premières têtes de série se retrouvent en demi-finales d'un tournoi du grand chelem.
Hewitt en a donné pour son argent à son public australien. «J'ai continué à me battre, j'ai eu des occasions de briser son service et à la fin ce fut de nouveau payant», a-t-il expliqué.
Quant à Roddick, il a atteint les demi-finales ici en 2003, battu par Rainer Schuettler après avoir disputé en quarts de finale face à Younes El Aynaoui le plus long cinquième set de l'histoire des tournois du grand chelem, qu'il avait gagné 21-19.
«Ça a été pas mal moins fatigant cette fois», a reconnu Roddick, qui n'a perdu qu'un set en cinq matchs. «Ça pourrait être payant à la fin.»
Jamais auparavant elle n'avait accédé aux quarts en Grand Chelem. Et la voilà, à l'occasion de sa 37e participation à un tournoi du Grand Chelem, installée dans le dernier carré.
«J'en suis fière. C'était mon esprit de combat qui m'a permis de gagner. Je n'y ai jamais renoncé», a-t-elle déclaré.
Sommée d'expliquer cette éclosion tardive au plus haut niveau, Dechy n'a pu que répéter: «Je commence à avoir confiance en moi et d'être fière de ce que j'ai déjà réalisé.»
Car chez elle, la réticente, la tranquille, l'introvertie, il est désormais clair que l'appétit vient en mangeant. Et que son choix de Groeneveld comme entraîneur, celui qui avait mené Mary Pierce vers son premier sacre ici même en 1995, son déplacement vers Amsterdam pour se préparer, sa sortie du cocon de la Fédération, ont produit le déclic dont les résultats s'étalent au soleil de Melbourne.
Groeneveld est précis à propos des qualités de son nouvel élève: «Elle est forte dans sa tête, elle possède une lecture claire du jeu et se concentre bien, elle a une bonne technique. Mais il lui manque une arme puissante. Elle ne s'offre donc que peu de points "cadeaux". Elle doit travailler dur. Et elle est prête à le faire», dit-il.
Et de poursuivre: «Seulement il ne faut plus qu'elle attende la balle. Il faut agir, pas réagir. Prendre des initiatives comme elle vient de faire en changeant de préparation. Je suis ravi que ses initiatives s'avèrent si vite payantes!»
Dechy aussi: «Surtout, j'y crois!», dit-elle avec conviction. «Il y a de la confiance et une fierté à propos de ce que j'ai déjà réalisé. Je suis tellement heureuse de me retrouver en demi-finale d'un Grand Chelem.»
En demi-finale, Dechy rencontrera la tête de série numéro 1 et triple championne majeure, Lindsay Davenport, l'Américaine ayant écarté en quarts l'Australienne Alicia Molik (no 10), 6-4, 4-6, 9-7.
Davenport, qui a battu Dechy en deux sets à Sydney il y a deux semaines, mène par 5 victoires à 0 dans les duels qui les ont opposées.
La deuxième demi-finale du tableau féminin, aujourd'hui, verra le choc entre la Russe Maria Sharapova (no 4), championne de Wimbledon 2004, et l'Américaine Serena Williams (no 7), six fois vainqueur en Grand Chelem et titrée ici en 2003.
Les quatre premières têtes de série masculines en demi-finales
Andy Roddick a eu la tâche plus facile qu'il y a deux ans pour accéder aux demi-finales des Internationaux de tennis d'Australie, un sort que ne peut que lui envier Lleyton Hewitt.
Roddick, qui n'a joué en moyenne qu'une heure et demie par match, n'a même pas eu à compléter son affrontement contre Nikolay Davydenko en quarts de finale. Ennuyé par des problèmes de respiration une deuxième fois de suite, le Russe a déclaré forfait alors que Roddick, deuxième tête de série, menait 6-3, 7-5, 4-1.
Ce dernier affrontera maintenant Hewitt (no 3) qui a eu besoin de plus de quatre heures pour éliminer David Nalbandian 6-3, 6-2, 1-6, 3-6, 10-8.
L'autre demi-finale opposera Roger Federer (no 1) à Marat Safin (no 4). Il s'agit de la première fois depuis Wimbledon en 1995 que les quatre premières têtes de série se retrouvent en demi-finales d'un tournoi du grand chelem.
Hewitt en a donné pour son argent à son public australien. «J'ai continué à me battre, j'ai eu des occasions de briser son service et à la fin ce fut de nouveau payant», a-t-il expliqué.
Quant à Roddick, il a atteint les demi-finales ici en 2003, battu par Rainer Schuettler après avoir disputé en quarts de finale face à Younes El Aynaoui le plus long cinquième set de l'histoire des tournois du grand chelem, qu'il avait gagné 21-19.
«Ça a été pas mal moins fatigant cette fois», a reconnu Roddick, qui n'a perdu qu'un set en cinq matchs. «Ça pourrait être payant à la fin.»
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

