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Le directeur exécutif du tennis féminin récuse les accusations de dopage

Associated Press   19 janvier 2005  Tennis
Melbourne — Larry Scott, le directeur exécutif de la WTA, le circuit du tennis féminin, a mis fin hier à Melbourne aux spéculations et allégations concernant un contrôle positif sur une joueuse lors d'une exhibition à Charleroi, en Belgique, les 18 et 19 décembre dernier.

Le ministre des Sports pour la Wallonie, Claude Eerdekens, avait déclaré samedi qu'une des joueuses avait été testée positive, laissant planer le soupçon sur les Russes Svetlana Kuznetsova, tête de série numéro 5 à l'Open d'Australie et vainqueur de l'US Open 2004, Elena Dementieva, no 6 en Australie, finaliste à Roland-Garros et à l'US Open l'an dernier, et sur la Française Nathalie Dechy.

M. Eerdekens avait précisé que la quatrième joueuse participant à l'exhibition, la Belge Justine Hénin-Hardenne, ex-numéro 1 mondiale, n'était pas concernée.

«De toute ma carrière dans le sport, je n'ai jamais vu un acte plus honteusement irresponsable que celui de ce ministre, a déclaré Larry Scott. Cette façon d'agir est une entorse à tous les principes élémentaires de confidentialité et de présomption d'innocence. Et elle est d'autant plus scandaleuse qu'elle est totalement injuste vis-à-vis de notre sport», a-t-il poursuivi.

«Les rapports en provenance de la Belgique évoquent la prise par Svetlana Kuznetsova d'éphédrine, substance qui n'est même pas sur la liste des produits interdits en dehors des périodes de compétition. Je vous rappelle que cet incident concerne un tournoi officieux, une exhibition, ayant lieu lors de la pause hivernale. Pendant ce tournoi, Svetlana soignait un rhume», a encore précisé le directeur exécutif de la WTA.

Il s'est dit scandalisé par le manque de communication entre le ministre belge,les joueuses et les organismes officiels du tennis. «Personne n'a été contacté. Ni les joueuses, ni la WTA, ni la ITF [Fédération internationale de tennis], ni la Fédération russe, ni Tennis Australia. Tout le monde a appris cette nouvelle dans la presse.»

Larry Scott a souligné la nécessité, en tout état de cause, de suivre strictement les étapes, le premier test devant être suivi d'un deuxième puis d'une présentation d'éléments de défense par l'intéressé, avant qu'un nom soit divulgué.

«Il est honteux qu'un homme irresponsable ait pu salir, sans raison, les réputations de championnes irréprochables. Nous n'avons pas encore pris de conseil juridique, mais je crois savoir que les joueuses y réfléchissent sérieusement.»

Dans un communiqué rendu public hier, Svetlana Kuznetsova a crié sa bonne foi: «J'ai subi dix tests au cours de la saison 2004 et je n'ai jamais été positive de ma carrière. En outre, il n'y a strictement aucune raison pour moi de prendre un stimulant pour améliorer ma performance pendant une exhibition lors de la pause hivernale. Il est vrai que je soignais, à cette époque, un rhume.»

Et Kuznetsova d'ajouter: «Je trouve consternant que jusqu'ici personne parmi les officiels belges ne m'ait contacté. Je ne permettrai pas à ces accusations infondées de me perturber ou d'altérer ma performance à l'Open d'Australie.»
 
 
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