Tournoi de tennis de Roland-Garros - Gaudio triomphe dans une finale insolite
Photo : Agence Reuters
Gaston Gaudio a signé sa première victoire dans un tournoi du Grand Chelem.
Paris — L'Argentin Gaston Gaudio a remporté la finale des Internationaux de tennis de France, hier, battant son compatriote Guillermo Coria, 0-6, 3-6, 6-4, 6-1, 8-6, au terme d'un duel de 3 heures et 31 minutes.
Âgé de 25 ans, Gaudio, qui a signé sa première victoire dans un tournoi du Grand Chelem, est le premier vainqueur argentin à Paris depuis Guillermo Vilas en 1977. Vilas lui a d'ailleurs présenté le trophée de la victoire. «Je n'ai pas gagné, ce n'est pas possible!», a lancé Gaudio après son succès inattendu sur le grand favori du tournoi, qui a été handicapé par des crampes à partir du quatrième set.
Gaudio, 44e joueur mondial, est devenu le premier joueur non tête de série à s'imposer à Roland-Garros depuis le Brésilien Gustavo Kuerten en 1997. «C'est un rêve depuis que je suis enfant de gagner ici, a-t-il ajouté, en larmes. Aujourd'hui, c'est trop pour moi, je ne sais plus quoi dire. Je voudrais remercier Guillermo, je parle de Vilas, parce que c'est lui qui nous a donné envie de jouer», a ajouté l'Argentin, en parlant de Coria.
Des crampes pour Coria
Dans les deux premiers sets, Gaudio, trop crispé, n'est pas parvenu à se libérer et a subi la domination de son compatriote, qui a remporté les huit premiers jeux du duel. Après 36 minutes, sous les vivats du public du court central, Gaudio gagnait enfin son service, sur un jeu blanc, avant de voir Coria les deux jeux suivants et porter son avance à 4-1.
Gaudio a mieux amorcé la troisième manche, parvenant à tenir son service jusqu'à 2-2, avant de faire le bris grâce à une volée de revers gagnante et une faute en coup droit de Coria.
À 1-1 dans le quatrième set, Coria a fait appel au soigneur pour se faire masser la cuisse gauche. De retour sur le court, l'Argentin, victimes de crampes et incapable de plier les jambes pour servir, laissait alors les points et les jeux filer en attendant l'effet des médicaments administrés par le médecin du tournoi Bernard Montalvan.
Après avoir perdu le set 6-1, Coria retrouvait un peu de mobilité et a brisé le service de son rival dès la premier jeu, avant de perdre le sien immédiatement.
«Il m'a dit que je me porterais mieux après 15 minutes, a confié Coria, par l'entremise d'un interprète. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas couru pendant la quatrième manche et que j'avais un peu plus d'énergie au cinquième set.»
Mais un peu déboussolé par la tournure des événements, Gaudio, beaucoup moins lucide que dans le troisième set, abandonnait une deuxième fois son service. Il parvenait toutefois à recoller à 4-4 avant de servir une double faute et de commettre trois fautes directes. «C'est étrange d'affronter un joueur victime de crampes, a fait remarquer Gaudio. Vous ne savez pas quelle stratégie adopter dans de telles circonstances.»
Sous le poids de la tension nerveuse, de l'émotion et de la fatigue, les deux hommes commettaient de plus en plus de fautes.
Au service, Gaudio ne tremblait pas et prenait les devants 7-6, et c'était Coria qui finissait par craquer.
Âgé de 25 ans, Gaudio, qui a signé sa première victoire dans un tournoi du Grand Chelem, est le premier vainqueur argentin à Paris depuis Guillermo Vilas en 1977. Vilas lui a d'ailleurs présenté le trophée de la victoire. «Je n'ai pas gagné, ce n'est pas possible!», a lancé Gaudio après son succès inattendu sur le grand favori du tournoi, qui a été handicapé par des crampes à partir du quatrième set.
Gaudio, 44e joueur mondial, est devenu le premier joueur non tête de série à s'imposer à Roland-Garros depuis le Brésilien Gustavo Kuerten en 1997. «C'est un rêve depuis que je suis enfant de gagner ici, a-t-il ajouté, en larmes. Aujourd'hui, c'est trop pour moi, je ne sais plus quoi dire. Je voudrais remercier Guillermo, je parle de Vilas, parce que c'est lui qui nous a donné envie de jouer», a ajouté l'Argentin, en parlant de Coria.
Des crampes pour Coria
Dans les deux premiers sets, Gaudio, trop crispé, n'est pas parvenu à se libérer et a subi la domination de son compatriote, qui a remporté les huit premiers jeux du duel. Après 36 minutes, sous les vivats du public du court central, Gaudio gagnait enfin son service, sur un jeu blanc, avant de voir Coria les deux jeux suivants et porter son avance à 4-1.
Gaudio a mieux amorcé la troisième manche, parvenant à tenir son service jusqu'à 2-2, avant de faire le bris grâce à une volée de revers gagnante et une faute en coup droit de Coria.
À 1-1 dans le quatrième set, Coria a fait appel au soigneur pour se faire masser la cuisse gauche. De retour sur le court, l'Argentin, victimes de crampes et incapable de plier les jambes pour servir, laissait alors les points et les jeux filer en attendant l'effet des médicaments administrés par le médecin du tournoi Bernard Montalvan.
Après avoir perdu le set 6-1, Coria retrouvait un peu de mobilité et a brisé le service de son rival dès la premier jeu, avant de perdre le sien immédiatement.
«Il m'a dit que je me porterais mieux après 15 minutes, a confié Coria, par l'entremise d'un interprète. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas couru pendant la quatrième manche et que j'avais un peu plus d'énergie au cinquième set.»
Mais un peu déboussolé par la tournure des événements, Gaudio, beaucoup moins lucide que dans le troisième set, abandonnait une deuxième fois son service. Il parvenait toutefois à recoller à 4-4 avant de servir une double faute et de commettre trois fautes directes. «C'est étrange d'affronter un joueur victime de crampes, a fait remarquer Gaudio. Vous ne savez pas quelle stratégie adopter dans de telles circonstances.»
Sous le poids de la tension nerveuse, de l'émotion et de la fatigue, les deux hommes commettaient de plus en plus de fautes.
Au service, Gaudio ne tremblait pas et prenait les devants 7-6, et c'était Coria qui finissait par craquer.
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