Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Coupe Rogers - Raonic et Pospisil, l’improbable rendez-vous

    10 août 2013 | Jean Dion | Tennis
    Milos Raonic (ci-dessus) et Vasek Pospisil ont offert tout un cadeau aux organisateurs de la Coupe Rogers vendredi quand ils ont tous deux remporté leur duel de quarts de finale afin de procurer au tournoi une demi-finale toute canadienne.
    Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir Milos Raonic (ci-dessus) et Vasek Pospisil ont offert tout un cadeau aux organisateurs de la Coupe Rogers vendredi quand ils ont tous deux remporté leur duel de quarts de finale afin de procurer au tournoi une demi-finale toute canadienne.

    Si, il y a quelques jours, un voyant extralucide avait pronostiqué que Vasek Pospisil remporterait le tournoi Challenger de Vancouver puis atteindrait les demi-finales de la Coupe Rogers, le principal intéressé aurait sérieusement douté de sa santé mentale. Et pourtant, la « semaine de rêve » qu’il dit connaître est tout ce qu’il y a de plus réel : vendredi, le 71e joueur au classement mondial a accédé au carré d’as sans avoir à trop se surmener, puisque son adversaire, malade, a déclaré forfait après quelques minutes de jeu.

     

    « Je l’aurais traité de fou. Je lui aurais dit qu’il a perdu la tête », a commenté Pospisil vendredi après que le Russe Nikolai Davydenko n’eut fait qu’acte de présence et qu’il eut abandonné la partie alors qu’il tirait de l’arrière 3-0 dans la manche initiale du premier quart de finale de la journée. « Ce n’est pas la manière dont on souhaite gagner », a-t-il ajouté, mais le repos imprévu offert par le match écourté a été accueilli favorablement par le joueur, qui a eu un horaire chargé dernièrement.

     

    Et comme un fait historique ne survient jamais seul, Pospisil retrouvera en demi-finale son compatriote - et coéquipier en Coupe Davis - Milos Raonic, qui, lui, a dû lutter avec âpreté pour avoir finalement raison d’Ernest Gulbis en trois épuisantes manches de 7-6 (3), 4-6 et 6-4.

     

    Le Canada est donc assuré d’avoir un représentant en finale des Internationaux de tennis qu’il accueille pour la première fois depuis que Robert Bédard avait remporté le tournoi en 1958. La présence de deux Canadiens en demi-finales d’une même Coupe Rogers - ou son appellation antérieure - est par ailleurs sans précédent dans l’ère dite moderne, qui remonte à 1973.

     

    « Ce sera excitant, a dit Pospisil avant même de savoir qu’il aurait Raonic, 13e, en face de lui. Un moment historique pour le tennis au Canada. »

     

    Les deux joueurs, il va sans dire, se connaissent très bien, non seulement parce qu’ils font partie de la même équipe nationale, mais aussi parce qu’ils se sont affrontés à quelques reprises en carrière, quatre fois en 2009 et 2010 sur les circuits de niveau inférieur Futures et Challenger et même avant qu’ils aient 14 ans - ils sont nés la même année, en 1990. Pospisil mène la série chez les pros 3-1, mais il demeure réaliste. « Vous devez donner l’avantage à Milos, a-t-il dit. Certes, j’ai le dessus dans nos face-à-face. Mais les choses ont changé au cours des deux dernières années. Il s’est beaucoup amélioré. De toute évidence, il doit être considéré comme le favori, et mon parcours ici ne change rien à ça. On verra ce que ça va donner. »

     

    Raonic, pour sa part, a évoqué la « relation amicale » que Pospisil et lui entretiennent tout en signalant la rivalité qui les opposait chez les juniors, « mais cela fait longtemps ». Leur affrontement constituera « une grande occasion pour le tennis canadien, mais en même temps, ce qui ne change pas, c’est que ce sera juste un autre match ». Quant à savoir qui en sera le favori, il s’est fait philosophe : « Ça n’a pas d’importance. Nous serons tous les deux à 0-0 quand ça commencera. »

     

    Essayer de dormir

     

    Pendant les quelques minutes qu’a duré son match, Pospisil a bien montré qu’il entendait poursuivre sur la lancée qui l’a propulsé tout au long de la semaine. Dès le départ, il a dicté le rythme, remportant le premier jeu sans concéder un seul échange avant de briser le service de Davydenko après plusieurs égalités. Le Britanno-Colombien devait de nouveau se montrer dominant au service pour creuser l’écart. À la pause suivante, le Russe a demandé l’intervention d’un soigneur, puis il a signifié à l’arbitre qu’il abandonnait.

     

    Pospisil est ainsi devenu le premier représentant du pays hôte à atteindre les demi-finales des Internationaux du Canada depuis Mike Belkin en 1969. « Je vais essayer de dormir ce soir », a-t-il plaisanté sur le court après sa courte prestation.

     

    À 23 ans, Pospisil est maintenant assuré d’entrer dans le top 50 mondial à compter de lundi, quand l’ATP rendra public son classement hebdomadaire.

     

    En point de presse, Davydenko a donné à entendre qu’il avait des symptômes de bronchite. Il a raconté qu’il se sentait malade depuis lundi, et que son état s’était dégradé à compter de jeudi. « J’ai été chanceux de finir mon match jeudi, a-t-il expliqué. Et [vendredi], [Pospisil] jouait bien. Je voulais voir comment il jouerait. Le deuxième jeu a été très dur pour moi. Je n’ai pas réussi à tenir mon service. Il y a eu de longs échanges et je ne pouvais tenir le coup à ce niveau de jeu. Je savais que je ne pourrais pas tenir pendant tout le match. C’est pourquoi j’ai décidé d’arrêter. »

     

    Gulbis, quant à lui, a montré certains signes de frustration pendant son match, fracassant notamment sa raquette contre le sol vers la fin de la première manche. La foule n’a d’ailleurs pas toujours été tendre à son endroit, et en point de presse, il a reproché à certains spectateurs d’être un peu trop partisans, applaudissant bruyamment ses services ratés et doubles fautes.

     

    La guerre des étoiles

     

    Si donc on aura les amis de longue date/ennemis d’un jour d’un côté, ce sera la guerre des étoiles dans l’autre demi-finale de samedi.

     

    En début de soirée, le favori et no 1 mondial Novak Djokovic n’a eu aucun mal à disposer du Français Richard Gasquet, 9e, au compte de 6-1 et 6-2, ce qui lui a permis de refaire ce qui est devenu la sensation de la semaine, sa danse victorieuse (cette fois en compagnie d’une douzaine de chasseurs de balles) au son de la chanson Get Lucky du groupe Daft Punk. La défaite de Gasquet fait par ailleurs en sorte que si Raonic se rend en finale, il deviendra le premier Canadien de l’ère moderne à accéder au top 10 mondial.

     

    Un peu plus tard, l’Espagnol Rafael Nadal, 4e, a à son tour assuré son passage au dernier carré en défaisant l’Australien Marinko Matosevic, 74e et issu des qualifications à Montréal, par la marque de 6-2 et 6-4 dans un match sans histoire.

    Milos Raonic (ci-dessus) et Vasek Pospisil ont offert tout un cadeau aux organisateurs de la Coupe Rogers vendredi quand ils ont tous deux remporté leur duel de quarts de finale afin de procurer au tournoi une demi-finale toute canadienne. Vasek Pospisil
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel