Masters de tennis du Canada - Baisse d'assistance en dépit d'un calibre relevé
Photo : Patrick Sanfaçon
Sans aucun doute la semaine fut celle de Simon Larose.
Malgré le fait que le Masters de tennis de cette année ait accueilli 19 des 20 meilleurs joueurs au monde à Montréal, cela n'aura pas aidé à battre le record d'assistance de 165 000 spectateurs. Selon les chiffres officiels, il y a eu 157 388 billets vendus, la pluie ayant peut-être fait peur à certains. Qu'à cela ne tienne, le directeur du tournoi, Eugène Lapierre, est «très, très content» et se souviendra longtemps des matchs enlevants au calibre de jeu relevé présentés cette semaine.
Ce fut sans aucun doute la semaine de Simon Larose, mais M. Lapierre a tenu à souligner l'excellente performance des quatre Canadiens qui ont pris part au tournoi. «Simon a sans doute porté le tournoi sur ses épaules la première moitié de la semaine. Ça arrive trop souvent qu'un excellent match, comme celui qu'il a connu contre Gustavo Kuerten lundi dernier, soit suivi d'une performance moins bonne. Ça n'a pas été le cas, puisqu'il a battu le 79e joueur mondial. C'est certain qu'il aurait aimé faire mieux contre Agassi...»
Hier matin, en plein conseil d'administration de Tennis Canada, on s'est demandé que faire avec le cas Simon Larose. «Il faut lui trouver un entraîneur», a-t-on lancé. Eugène Lapierre prévient qu'il faut faire attention en matière de développement des joueurs. «Tennis Canada aide beaucoup ses équipes de jeunes âgés de moins de 12, 14, 16 et même 18 ans. Simon a maintenant 25 ans, il n'y a pas beaucoup de fédérations qui investissent dans des joueurs plus âgés. À ce niveau-là, le tennis coûte très cher. Mais avec la semaine qu'il a connue, il trouvera certainement des contrats de commandite qui l'aideront à se trouver un entraîneur.»
«Grâce à de bons matchs, a dit M. Lapierre, le format du circuit Masters a fait ses preuves, malgré les doutes du début. On a levé la barre dans la manière d'organiser des événements de qualité. Les bourses et les points sont aussi un bon incitatif pour les joueurs.» En effet, le finaliste David Nalbandian a reçu hier un chèque de 200 000 $US tandis que le vainqueur s'est vu remettre une enveloppe de 400 000 $US.
L'avenir du Masters
La zone de turbulences provoquée par le retrait du Grand Prix de Formule 1 de Montréal en 2004 cette semaine a aussi soulevé des questions concernant l'avenir du Masters du tennis du Canada et de la coupe Rogers AT&T. «Il n'est vraiment pas question que ces deux événements se déroulent ailleurs, a fermement expliqué Eugène Lapierre. On en est à la 24e présentation, et la popularité des deux événements n'a jamais cessé d'augmenter, à Montréal comme à Toronto. Cette formule en alternance est la plus payante pour nous et cela a de plus créé la parité entre les hommes et les femmes. Ça n'existe nulle part ailleurs que les deux tournois [masculin et féminin] aient autant de popularité l'un que l'autre.»
La situation ne changera pas donc, une entente de dix ans vient d'être signée avec WTA et ATP. Cependant, le stade de Toronto, désuet, devra être rénové et amélioré, un projet de 40 millions de dollars, dont 10 millions sont publics. Les profits de Tennis Canada sont groupés afin de gérer ce genre de situation. La question est lancée: est-ce un détournement de fonds des contribuables québécois qui payeront pour le nouveau stade torontois? «C'est une façon de voir les choses, a répondu Eugène Lapierre. Il faut s'asseoir avec les gens concernés et analyser la situation. Le but n'est certainement pas de brimer qui que ce soit.»
L'agrandissement du Stade du Maurier de Montréal a aussi fait jaser cette semaine, qui fut ponctuée par deux manifestations pacifiques de résidants des quartiers Villeray et Parc-Extension qui ne veulent pas qu'on touche à leur espace vert.
Hier avant le début de la finale, à l'aide d'un ruban jaune, ils ont montré l'espace que les travaux d'agrandissement engloutiront. Les responsables de cette manifestation donnent comme argument le fait que «la majorité des habitants des quartiers environnants n'ont pas de cour. Le parc Jarry constitue pour plusieurs le coin de verdure le plus proche dont ils peuvent profiter». Ils ne sont pas totalement contre le projet d'agrandissement, soulignent-ils, mais ils ne veulent pas d'un développement sauvage.
Cependant, dès septembre, on ne pourra plus appeler ce stade «du Maurier», étant donné la fin des commandites par l'industrie du tabac. «Dans un mois, on enlève toutes les affiches du Maurier, et on va se mettre à la recherche d'un commanditaire. On est sur le marché...», lance M. Lapierre.
Ce fut sans aucun doute la semaine de Simon Larose, mais M. Lapierre a tenu à souligner l'excellente performance des quatre Canadiens qui ont pris part au tournoi. «Simon a sans doute porté le tournoi sur ses épaules la première moitié de la semaine. Ça arrive trop souvent qu'un excellent match, comme celui qu'il a connu contre Gustavo Kuerten lundi dernier, soit suivi d'une performance moins bonne. Ça n'a pas été le cas, puisqu'il a battu le 79e joueur mondial. C'est certain qu'il aurait aimé faire mieux contre Agassi...»
Hier matin, en plein conseil d'administration de Tennis Canada, on s'est demandé que faire avec le cas Simon Larose. «Il faut lui trouver un entraîneur», a-t-on lancé. Eugène Lapierre prévient qu'il faut faire attention en matière de développement des joueurs. «Tennis Canada aide beaucoup ses équipes de jeunes âgés de moins de 12, 14, 16 et même 18 ans. Simon a maintenant 25 ans, il n'y a pas beaucoup de fédérations qui investissent dans des joueurs plus âgés. À ce niveau-là, le tennis coûte très cher. Mais avec la semaine qu'il a connue, il trouvera certainement des contrats de commandite qui l'aideront à se trouver un entraîneur.»
«Grâce à de bons matchs, a dit M. Lapierre, le format du circuit Masters a fait ses preuves, malgré les doutes du début. On a levé la barre dans la manière d'organiser des événements de qualité. Les bourses et les points sont aussi un bon incitatif pour les joueurs.» En effet, le finaliste David Nalbandian a reçu hier un chèque de 200 000 $US tandis que le vainqueur s'est vu remettre une enveloppe de 400 000 $US.
L'avenir du Masters
La zone de turbulences provoquée par le retrait du Grand Prix de Formule 1 de Montréal en 2004 cette semaine a aussi soulevé des questions concernant l'avenir du Masters du tennis du Canada et de la coupe Rogers AT&T. «Il n'est vraiment pas question que ces deux événements se déroulent ailleurs, a fermement expliqué Eugène Lapierre. On en est à la 24e présentation, et la popularité des deux événements n'a jamais cessé d'augmenter, à Montréal comme à Toronto. Cette formule en alternance est la plus payante pour nous et cela a de plus créé la parité entre les hommes et les femmes. Ça n'existe nulle part ailleurs que les deux tournois [masculin et féminin] aient autant de popularité l'un que l'autre.»
La situation ne changera pas donc, une entente de dix ans vient d'être signée avec WTA et ATP. Cependant, le stade de Toronto, désuet, devra être rénové et amélioré, un projet de 40 millions de dollars, dont 10 millions sont publics. Les profits de Tennis Canada sont groupés afin de gérer ce genre de situation. La question est lancée: est-ce un détournement de fonds des contribuables québécois qui payeront pour le nouveau stade torontois? «C'est une façon de voir les choses, a répondu Eugène Lapierre. Il faut s'asseoir avec les gens concernés et analyser la situation. Le but n'est certainement pas de brimer qui que ce soit.»
L'agrandissement du Stade du Maurier de Montréal a aussi fait jaser cette semaine, qui fut ponctuée par deux manifestations pacifiques de résidants des quartiers Villeray et Parc-Extension qui ne veulent pas qu'on touche à leur espace vert.
Hier avant le début de la finale, à l'aide d'un ruban jaune, ils ont montré l'espace que les travaux d'agrandissement engloutiront. Les responsables de cette manifestation donnent comme argument le fait que «la majorité des habitants des quartiers environnants n'ont pas de cour. Le parc Jarry constitue pour plusieurs le coin de verdure le plus proche dont ils peuvent profiter». Ils ne sont pas totalement contre le projet d'agrandissement, soulignent-ils, mais ils ne veulent pas d'un développement sauvage.
Cependant, dès septembre, on ne pourra plus appeler ce stade «du Maurier», étant donné la fin des commandites par l'industrie du tabac. «Dans un mois, on enlève toutes les affiches du Maurier, et on va se mettre à la recherche d'un commanditaire. On est sur le marché...», lance M. Lapierre.
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