Open Gaz de France - Amélie Mauresmo conjure le déclin
La joueuse rentre à la maison avec son premier titre depuis deux ans
16 février 2009
Tennis
Photo : Agence Reuters
La Française Amélie Mauresmo s’est effondrée, émue de sa victoire après une lutte acharnée de plus de 2 heures et 30 minutes.
Paris — Amélie Mauresmo a remporté à l'Open Gaz de France son premier titre depuis deux ans en battant en finale la Russe Elena Dementieva en trois sets 7-6 (9/7), 2-6, 6-4, hier au stade Pierre-de-Coubertin à Paris.
La Française, 24e mondiale, n'avait plus soulevé de trophée depuis le tournoi d'Anvers en février 2007.
En battant Dementieva, no 4 à la WTA, Mauresmo a fait tomber sa quatrième Top 10 depuis le début de l'année, sa troisième à Paris après Agnieszka Radwanska en quart et Jelena Jankovic en demi-finale.
Son succès est d'autant plus méritoire que la Russe est une des femmes en forme du début de saison. Elle n'avait perdu jusque-là qu'une fois en 20 matches, en demi-finale de l'Open d'Australie contre Serena Williams.
Grâce à ce titre, le 25e de sa carrière et le troisième à Paris-Coubertin, un record dans ce tournoi, Mauresmo va revenir dans les 20 premières mondiales.
Il pourrait s'agir d'une étape, car l'ex-no 1 mondiale, âgée de 29 ans, a produit un jeu très ambitieux et montré de belles qualités mentales dans une finale de très haut niveau.
Dans le premier set, elle s'est accrochée après avoir été menée 5 à 3, puis a écarté une balle de set dans le bris d'égalité avant de conclure. Comme la veille face à Jankovic, elle ne s'est pas affolée en dépit d'une grosse baisse de régime dans le deuxième set.
Sur le plan du jeu, Mauresmo a misé résolument sur l'offensive, en s'appuyant sur une très bonne première balle de service et en n'hésitant jamais à prendre le filet. Son tennis plus varié a fini par faire la différence.
La Française n'a pas pu retenir ses larmes une fois la balle de match gagnée, après plus de 2 heures et 30 minutes de bagarre.
Situation inacceptable
Amélie Mauresmo a jugé «inacceptable» hier que la joueuse israélienne Shahar Peer se soit vu refuser un visa pour participer au tournoi de Dubaï, aux Émirats arabes unis, en raison de sa nationalité.
«Ce n'est pas acceptable. Je pense que le sport devrait rester au-dessus de ces choses, les religions, les guerres et le reste. Je suis surprise», a dit la Française après avoir gagné le tournoi en salle de Paris.
L'adversaire de Mauresmo, la Russe Elena Dementieva, a également exprimé son soutien à Peer. «Je suis vraiment désolée pour elle. C'est une fille très gentille et très sensible. J'ai joué contre elle à Auckland et il y a eu quelques manifestations pendant le match», a dit Dementieva, faisant référence aux agissements de spectateurs qui souhaitaient protester contre la récente offensive militaire israélienne à Gaza.
Peer, 21 ans, avait déclaré à la suite de ces incidents qu'elle «ne représentait pas Israël au niveau politique».
La joueuse avait créé l'événement en 2008 en devenant à Doha la première joueuse israélienne à participer à une compétition organisée dans un pays du Golfe.
En 2005, elle avait aussi fait parler d'elle en faisant équipe en double avec l'Indienne Sania Mirza, qui est musulmane.
La Française, 24e mondiale, n'avait plus soulevé de trophée depuis le tournoi d'Anvers en février 2007.
En battant Dementieva, no 4 à la WTA, Mauresmo a fait tomber sa quatrième Top 10 depuis le début de l'année, sa troisième à Paris après Agnieszka Radwanska en quart et Jelena Jankovic en demi-finale.
Son succès est d'autant plus méritoire que la Russe est une des femmes en forme du début de saison. Elle n'avait perdu jusque-là qu'une fois en 20 matches, en demi-finale de l'Open d'Australie contre Serena Williams.
Grâce à ce titre, le 25e de sa carrière et le troisième à Paris-Coubertin, un record dans ce tournoi, Mauresmo va revenir dans les 20 premières mondiales.
Il pourrait s'agir d'une étape, car l'ex-no 1 mondiale, âgée de 29 ans, a produit un jeu très ambitieux et montré de belles qualités mentales dans une finale de très haut niveau.
Dans le premier set, elle s'est accrochée après avoir été menée 5 à 3, puis a écarté une balle de set dans le bris d'égalité avant de conclure. Comme la veille face à Jankovic, elle ne s'est pas affolée en dépit d'une grosse baisse de régime dans le deuxième set.
Sur le plan du jeu, Mauresmo a misé résolument sur l'offensive, en s'appuyant sur une très bonne première balle de service et en n'hésitant jamais à prendre le filet. Son tennis plus varié a fini par faire la différence.
La Française n'a pas pu retenir ses larmes une fois la balle de match gagnée, après plus de 2 heures et 30 minutes de bagarre.
Situation inacceptable
Amélie Mauresmo a jugé «inacceptable» hier que la joueuse israélienne Shahar Peer se soit vu refuser un visa pour participer au tournoi de Dubaï, aux Émirats arabes unis, en raison de sa nationalité.
«Ce n'est pas acceptable. Je pense que le sport devrait rester au-dessus de ces choses, les religions, les guerres et le reste. Je suis surprise», a dit la Française après avoir gagné le tournoi en salle de Paris.
L'adversaire de Mauresmo, la Russe Elena Dementieva, a également exprimé son soutien à Peer. «Je suis vraiment désolée pour elle. C'est une fille très gentille et très sensible. J'ai joué contre elle à Auckland et il y a eu quelques manifestations pendant le match», a dit Dementieva, faisant référence aux agissements de spectateurs qui souhaitaient protester contre la récente offensive militaire israélienne à Gaza.
Peer, 21 ans, avait déclaré à la suite de ces incidents qu'elle «ne représentait pas Israël au niveau politique».
La joueuse avait créé l'événement en 2008 en devenant à Doha la première joueuse israélienne à participer à une compétition organisée dans un pays du Golfe.
En 2005, elle avait aussi fait parler d'elle en faisant équipe en double avec l'Indienne Sania Mirza, qui est musulmane.
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