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Roland-Garros - Nadal expédie Moya

Le jeune Espagnol affrontera Djokovic en demi-finales

7 juin 2007  Tennis
Rafael Nadal (à droite) n’a eu aucun mal à oublier, pendant un peu plus de deux heures, la grande amitié qui le lie à Carlos Moya et s’est imposé facilement 6-4, 6-3, 6-0, hier à Paris.
Photo : Agence Reuters
Rafael Nadal (à droite) n’a eu aucun mal à oublier, pendant un peu plus de deux heures, la grande amitié qui le lie à Carlos Moya et s’est imposé facilement 6-4, 6-3, 6-0, hier à Paris.
Paris — Novak Djokovic a écrit hier une nouvelle ligne du conte de fées serbe cette année sur la terre battue de Roland-Garros en se qualifiant pour la première fois de sa carrière pour la demi-finale d'un tournoi du Grand Chelem, où se présente devant lui l'invincible Rafael Nadal.

Djokovic, qui s'est facilement imposé 6-3, 6-3, 6-3 contre le Russe Igor Andreev, rencontrera au prochain tour le double tenant du titre et grand favori du tournoi, qui n'a fait qu'une bouchée de l'ancien vainqueur Carlos Moya, balayé 6-4, 6-3, 6-0.

Djokovic, qui est mené 3-1 dans son face-à-face avec le no 2 mondial, n'a jamais réussi à dominer le teigneux Espagnol sur terre battue. L'an passé à Roland-Garros, le Serbe avait abandonné contre Nadal en quarts de finale alors qu'il était mené deux manches à rien. Cette saison à Rome, Djokovic a de nouveau été nettement dominé.

«C'est le meilleur joueur du monde sur cette surface, a commenté Djokovic. Il domine vraiment, il joue avec beaucoup de motivation et de confiance, et physiquement, il est très prêt. Je ferai de mon mieux.»

Trois des quatre meilleurs joueurs du monde seront présents en demi-finale. L'autre confrontation dans le dernier carré opposera en effet le numéro un mondial Roger Federer au Russe Nikolay Davydenko (no 4).

Sous les yeux de l'acteur Antonio Banderas et du boxeur Jean-Marc Mormeck, Nadal, qui n'a pas abandonné le moindre set depuis le début de la quinzaine, n'a pas fait de sentimentalisme et a corrigé son ami.

«Je me sens bien, je crois que je progresse au fur et à mesure que le tournoi avance», a commenté Nadal, très sobre dans la victoire. «Contre Hewitt [en huitièmes] et Carlos, j'ai eu mes deux matchs les plus difficiles et c'est là où j'ai le mieux réagi. Je me sens encore un peu mieux que l'an passé, la saison sur terre battue a été très bonne pour moi.»

Toujours invaincu Porte d'Auteuil depuis ses débuts parisiens il y a deux ans, Nadal, âgé de 21 ans, a donné le ton dès le premier point, remporté sur un magnifique revers croisé gagnant. Son compatriote a ensuite tenu le coup jusqu'à 3-3 dans le premier set avant de le laisser s'envoler.

«Il a un peu moins bien joué au début, a analysé Moya. Ensuite, ça a été très difficile pour moi de résister.»

Surclassé en fond de court, Moya, âgé de 30 ans et vainqueur à Paris en 1998, a perdu les huit derniers jeux du match. Il a sauvé une balle de match d'une belle volée de revers mais a commis ensuite une double faute avant de se faire anéantir par un dernier coup droit gagnant de Nadal.

Triplé serbe

Djokovic, tête de série no 6, a rejoint ses compatriotes Jelena Jankovic et Ana Ivanovic, présentes en demi-finales du tableau féminin. La Serbie n'avait jamais réussi un aussi beau tir groupé dans un tournoi majeur. «C'est un très grand succès pour nous, s'est réjoui Djokovic, auteur de la plus belle saison de sa jeune carrière. «C'est phénoménal pour un si petit pays, particulièrement parce qu'il n'existe pas de tradition du tennis.»

Andreev n'est jamais parvenu à entrer dans son match et a commis beaucoup trop de fautes sur son coup droit, habituellement son arme favorite. Sans solution tactique, il a reçu une leçon du vainqueur du tournoi d'Estoril.

En double, le Torontois Daniel Nestor et Mark Knowles, des Bahamas, affronteront l'Indien Mahesh Bhupathi et le Tchèque Radek Stepanek en demi-finales aujourd'hui. Nestor et Knowles en sont à la fin de leur association puisque le premier a demandé de se séparer après le tournoi de Wimbledon.
 
 
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