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Mondial-2002 - Une journée haletante

17 juin 2002  Soccer
Le Sénégal, au bénéfice du but en or, s'est qualifié hier pour les quarts de finale du mondial de football.
Photo : Agence Reuters
Le Sénégal, au bénéfice du but en or, s'est qualifié hier pour les quarts de finale du mondial de football.
Yokohama — Le Sénégal, au bénéfice du but en or, et l'Espagne, aux tirs au but, se sont qualifiés hier pour les quarts de finale du mondial de football au terme d'une journée haletante contrastant avec celle de samedi où l'Allemagne et l'Angleterre avaient passé le tour sans émotion.

Pour sa première participation à un Mondial, le Sénégal a ainsi égalé la meilleure performance africaine (le Cameroun en 1990) en sortant la Suède (2-1) dans la prolongation, grâce au deuxième but en or de l'histoire de la compétition.

De son côté, l'Espagne est allée jusqu'au bout du suspens attendant son cinquième et dernier tir au but, de Gaitzka Mendieta, pour arriver à battre une accrocheuse équipe d'Eire par 1-1 et 3 tirs au but à 2, les deux équipes étant toujours invaincues.

But en or

Sortie première du fameux «groupe de la mort», la Suède partait hier à Oita avec les faveurs du pronostic même si elle présentait un bilan semblable à celui de son rival (1 victoire et 2 nuls). Mais, c'était oublier que les Sénégalais, qui alignent une équipe composée uniquement de joueurs évoluant dans le championnat de France (à l'exception des gardiens remplaçants), ont déjà gagné leur finale de la coupe du monde, en battant les champions du monde (1-0) pour le match d'ouverture et qu'ils n'ont plus rien à perdre et tout à gagner.

Apathiques au début, ayant manifestement de la peine à entrer dans le match, les Africains concédaient pourtant un premier but dès la 11e minute sanctionnant un nette domination d'une équipe suédoise restant sur 17 rencontres sans défaite. Ce but avait le don de réveiller le Sénégal, mieux encore qu'un gri-gri, pourtant la spécialité locale. Les hommes de Bruno Metsu se mettaient en effet à jouer naturellement, retrouvant leur football inspiré et simple.

Les Suédois loupaient pourtant le coche au début de la prolongation en tirant sur le poteau de Tony Sylva, le troisième gardien de l'AS Monaco. Sur un dernier coup de rein, Camara faisait ensuite la différence rejoignant ainsi le Français Laurent Blanc dans l'histoire du Mondial en marquant le deuxième but en or de la compétition. En 1998, la France s'était en effet qualifiée de la même façon pour les quarts de finale contre le Paraguay, avant de remporter le titre mondial. Il n'en faut pas plus aux Africains pour y voir là un clair signe du destin.

«Depuis le tout début du tournoi, tout ce que l'on fait est inimaginable. On n'aurait jamais cru. On continue, on prendra ce qui viendra du Japon ou de la Turquie», commentait, philosophe, le défenseur Lamine Diatta en résumant l'opinion de ses équipiers trop occupés à danser.

Merci Iker

L'Espagne de son côté s'est fait une grande peur alors qu'elle pensait avoir le match en main. Contre l'Eire, elle aussi invaincue (1 victoire et 2 nuls), les Espagnols ont fait la différence d'entrée, dès la 8e, Fernando Morientes, en veine de réussite reprenant victorieusement un centre parfait de Carles Puyol, marquant ainsi le 8e but estampillé Real Madrid sur les dix réussis par l'Espagne depuis le début du tournoi. En confiance, les hommes de Jose Antonio Camacho voulaient ensuite gérer leur match, procédant essentiellement par contres, évoluant à la limite du hors jeu, toujours sur le fil du rasoir.

Mais, c'était sans compter sans la ténacité des Irlandais habitués à jouer à fond jusqu'à la dernière seconde. Prise de vitesse, la défense espagnole concédait un premier penalty par JuanFran, mais Iker Casillas, toujours en état de grâce depuis la finale de Ligue des champions, partait du bon côté sur la frappe de Ian Harte. Cependant, à la dernière minute, sur une faute de Fernando Hierro sur Niall Quinn, l'arbitre suédois Anders frisk, candidat à siffler pour la finale, n'hésitait pas a siffler un second penalty, transformé cette fois par Robbie Keane.

Sur son petit nuage, mais en même temps les pieds bien sur terre en restant sur ses appuis le plus longtemps possible, Casillas sortait victorieux de la séance des tirs au but en réussissant deux parades décisives.

Pour le sixième quart de finale de son histoire, le 22 juin à Gwangju, l'Espagne retrouvera le vainqueur du match Corée du sud - Italie.
 
 
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